jeudi 30 octobre 2014

6 pieds sous terre


Ce soir j'ai envie d'une bonne petite bluette un peu niaise parce que...

Depuis avant-hier, je suis six pieds sous terre ou plutôt cloîtrée chez moi avec une mauvaise attaque virale. Rien de grave si ce n'est une bonne gastro et surtout une très grosse fatigue.

Donc hier j'ai dormi. Dormi. Dormi. Dormi. Dormi.
Toute la journée j'ai dormi.
Ça tombait bien. Je n'avais envie de rien d'autre.
Celle qui était contente : ma minette qui, ayant fait la java toute la nuit, a pu dormir contre moi toute la journée.
Ceux qui étaient heureux : mes deux grands (petits) chéris exilés pour les vacances et assez satisfaits de ne pas avoir à affronter les humeurs de leur mère quand elle ne peut rien faire.


Ce matin, je me suis sentie un peu mieux. J'ai dit un peu alors je suis sortie de mon lit et je me suis affalée sur le canapé où, soit dit au passage, ma minette, de retour d'une nuit manifestement épuisante, m'a immédiatement rejointe.
Je me suis dit que j'allais mettre à profit cette journée pour : 
1. finir l'étonnant et assez terrifiant Je tue les enfants français dans les jardins, de la non moins étonnante Marie Neuser (Ed. L'Ecailler/Pocket, 2014) ;
2. commencer et terminer le bouleversifiant Veuf, de Jean-Louis Fournier (dont je suis une groupie inconditionnelle depuis On va où papa ?) ;
3. attaquer le macabre visionnage de Six feet under dont les saisons 1 et 2 dorment chez moi depuis 14 mois (oui, vous avez bien lu), si généreusement prêtée en longue durée par des amis très chers dont c'est une des séries préférées  (oui je vais vous les rendre dès que j'en aurais fini mais ce n'est pas encore gagné)…
Si je fais le bilan, je suis plutôt satisfaite de mon efficacité. 
1. J'ai accompli cette première mission à 100 %. Indice de satisfaction 5 sur une échelle de 5. Marie Neuser a une plume acérée parfois dérangeante. Mais je trouve que cette femme a un sacré cran d'écrire tout haut ce que beaucoup n'osent pas voir et encore moins dire.
2. J'en suis à la page 82 et décidément Jean-Louis Fournier, j'aime ce que vous écrivez, votre honnêteté, votre lucidité, vos phrases lapidaires et incisives qui désamorcent toute sensiblerie. Bref vous m'agacez et vous m'ôtez tout sens critique.
3. J'ai regardé les épisodes 1, 2, 3 et 4 de la saison 1 (c'est un bon début !). J'ai été captivée, fascinée jusqu'au moment où j'ai fini par craquer par overdose de croque-morts, corbillards, morgues, cadavres en tout genre …
Alors, oui, ce soir, je rêve d'une petite bluette un peu niaise. 
Un truc à l'eau de rose, romantico-pouette-pouette, plein de bons sentiments et surtout de vie…


PS : lorsque j'ai pris mon courrier tout à l'heure, j'ai trouvé ce prospectus amusant dans ma boîte à lettres.

1 commentaire:

  1. C'est ça qui est génial quand on est malade ! Lire les ouvrages et visionner les films/séries qui nous attendent bien sagement :-) Alors comment était cette "bluette un peu niaise" ? (merci Google pour l'explication) Bon rétablissement !

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