jeudi 30 octobre 2014

6 pieds sous terre


Ce soir j'ai envie d'une bonne petite bluette un peu niaise parce que...

Depuis avant-hier, je suis six pieds sous terre ou plutôt cloîtrée chez moi avec une mauvaise attaque virale. Rien de grave si ce n'est une bonne gastro et surtout une très grosse fatigue.

Donc hier j'ai dormi. Dormi. Dormi. Dormi. Dormi.
Toute la journée j'ai dormi.
Ça tombait bien. Je n'avais envie de rien d'autre.
Celle qui était contente : ma minette qui, ayant fait la java toute la nuit, a pu dormir contre moi toute la journée.
Ceux qui étaient heureux : mes deux grands (petits) chéris exilés pour les vacances et assez satisfaits de ne pas avoir à affronter les humeurs de leur mère quand elle ne peut rien faire.

mercredi 29 octobre 2014

Maestro !

© Le Huffington Post
Image captée au gré de mes balades sur le web.

Cet homme, dans une rue d'Edmonton au Canada, joue du piano.
Malgré ses mains hésitantes, il a l'air heureux.
Cet homme est un sdf.
Cet homme vit dans la rue.
Cet homme a les ongles noirs. Son pantalon est sale. Sa veste est trouée.
Lorsqu'il tourne son visage vers la caméra, cet homme affiche un sourire édenté,
des yeux cernés et des cheveux mal coiffés.

Pourtant ce maestro fait la une des réseaux sociaux.
Sa vidéo fait le tour du monde.
Elle a été aimée plus d'1 million de fois sur facebook.

Ça en fait des pièces qu'il aurait pu ramasser, notre maestro.
Une vie entière qu'il aurait pu gagner.

Mais dites, dans la vraie vie, cet homme vous l'auriez aimé aussi ?
Ou vous auriez traversé la rue pour l'éviter ?
Il s'agit juste d'une question.

mardi 28 octobre 2014

Miss Stiletto amène le dessert

Miss Stiletto, herself !
C'est fou, j'ai une nouvelle copine qui m'est tombée du ciel.  Je l'ai rencontrée un soir où je trainais, un peu au hasard. Elle s'est pointée avec ses bottes rouges et son râteau, ses éclats de rire et ses espiègleries.
Elle s'appelle Miss Stiletto.
Depuis on ne se quitte plus. Ou plutôt on essaye de ne plus se quitter parce qu'elle vit down under ou si l'on préfère, de l'autre côté de la planète… Ce qui veut dire que quand elle dort, moi je bosse et que quand elle bosse, moi je dors. Pas facile de se parler. Alors on s'écrit, on se lit, et petit à petit on se raconte nos vies.

lundi 27 octobre 2014

Chasse gardée


J'aurais dû lire avant ce qui était écrit sur le panneau.

Bon j'en ai déjà parlé ici (De la chasse…) mais il s'agit d'un sujet d'importance - pouvoir se promener en liberté et en sécurité en forêt quel que soit le jour de la semaine - je vais donc en remettre une petite couche.

Depuis ce billet posté l'an passé, je pensais avoir trouvé la parade : le dimanche, je file dans les bois à l'heure où ils sont à table, entre midi et deux, et comme j'ai une nette tendance à vivre à l'heure espagnole, déjeuner à 14 h voire après ne me pose aucun problème.
Donc, pour résumer, avant midi et après 14 heures, je leur laisse le terrain libre. Personnellement je trouve ça pas mal généreux comme compromis.
Mais voilà, a priori, eux ne l'entendent pas ainsi.

samedi 25 octobre 2014

Suaves comices

Retour de marché coloré et parfumé ce matin.  

Elles sont cachées dans la photo. 

Il m'a vue arriver de loin.  Je ne sais pas comment il fait mais il me voit toujours arriver de loin, quelle que soit l'heure à laquelle je viens. Pourtant je ne l'épargne guère, difficile d'être plus irrégulière, la routine des horaires le samedi matin connais pas.
Je suis à peine devant son étal que j'entends sa phrase fétiche :
- Elles sont là !

vendredi 24 octobre 2014

Septième ciel




Ce soir, mon cher blog, je suis au septième ciel.
C'est bien ton nom qui apparaît sur cette liste, comme un fait exprès, en numéro sept.
On peut dire qu'on fait une sacrée paire, toi et moi.
Tu m'as bousculée, épuisée. Parfois je t'ai détesté. 

J'en ai perdu le sommeil, le boire et le manger (euh, en fait ça non, malheureusement). 
On s'est accroché. Tu m'as botté les fesses. Mise hors de moi.
Mais nous y sommes arrivés … 
Nous sommes dans cette fameuse shortliste pour la seconde fois !
Alors je n'ai qu'une envie c'est de dire merci. 

Merci à toi, mon ami, 
mais surtout merci à tous ceux qui ont cru en toi, en moi, en nous quoi !
Ce soir, mon cher blog, je suis fière de toi.
Et tu sais quoi ? Pour une fois, j'espère et j'y crois.

jeudi 23 octobre 2014

Over the rainbow



Arc-en-ciel d'automne.
C'était hier… 

Mon grand s'est invité à déjeuner. Il est venu à pied comme il a pris l’habitude de le faire ces derniers temps. Parcourir les six kilomètres qui séparent les deux maisons de ses parents ne l’effraie pas. Il aime ces longues marches solitaires. Je le soupçonne d'y faire le plein de rêves, je le comprends, je lui ressemble.
Après notre repas en tête-à-tête, il est resté un peu avec moi tandis que je travaillais. Mon silence non plus ne l’effraie pas, il me comprend, il me ressemble.
Je l'ai raccompagné ensuite dans ce village qui était le mien, avant. Au retour, je me suis arrêtée près du lavoir.
A cette époque, les feuilles des peupliers brillent comme des pièces d'or et la vigne vierge qui court le long de la clôture explose dans un arc-en-ciel d'automne.

On dit qu'au pied des arc-en-ciels se cachent des trésors.

mercredi 22 octobre 2014

Euphrosyne me voilà !

Liebster Award : une chaine de blogueurs/ses 
qui échangent et se font l'article dans le but de se faire connaître… 


Il y a quinze jours j'ai été taggée par Euphrosyne. Ou plutôt Scénario Anticrise a été taggé par Je me disperse. Lu comme ça, évidemment, cette phrase peut paraître sibylline, mystérieuse, presque angoissante.
Taggée ? En fait mon blog a été remarqué et cité dans un article par une autre bloggueuse, en l'occurrence, Euphrosyne de Je me disperse. 

lundi 20 octobre 2014

Carpe diem


Profiter de l'instant quand il est là…

Dimanche matin, alors que nous émergions tous d'une nuit un peu trop courte, j'ai pensé à haute et intelligible voix que, sans doute, nous prenions là, pour cette année, notre dernier petit-déjeuner au  jardin. [Pour ma part, je ne connais pas beaucoup de plaisirs qui égalent celui-là.]
J'ai juste ajouté : profitons-en et goûtons l'instant.
Une journée de bureau difficile associée à la petite pluie froide qui tombe ce soir me confirme l'intuition que j'avais : l'instant allait se faire la malle vite fait bien fait.

Profiter de l'instant quand il est là… Combien sommes-nous à prononcer ces mots sans jamais prendre garde que l'instant trépasse et que la vie passe ?

Je me souviens de mon père et de ses "quand je serai à la retraite, je ferai des claquettes, j'apprendrai la comédie musicale, nous irons au Mexique…" S'il avait prévu que, dans la jeune fleur de ses 58 ans, une garce appelée Alzheimer lui mettrait le grappin dessus, il aurait certainement pris le temps de danser, chanter et voyager bien avant.

Tout ceci pour dire qu'hier il faisait beau, aujourd'hui il fait froid.
Hier la lumière était belle, aujourd'hui elle est grise.
Hier je profitais du moment, aujourd'hui je le subis.
Hier j'étais insouciante, aujourd'hui je ne le suis plus.
Hier j'aimais mon boulot, aujourd'hui il m'use.

Un des hommes de mon existence disait que je ressemblais à un petit oiseau sur une branche, toujours à croire aux lendemains qui chantent. Une manière de me reprocher un optimisme inébranlable.
J'ai un peu changé depuis et je sais désormais que la vie ne peut pas ressembler éternellement à ce petit-déjeuner pris au soleil d'automne dans un jardin. Mais je sais aussi qu'elle ne doit pas ressembler éternellement à une journée grise et humide passée dans un bureau sinistre.

Alors demain ou après-demain quand l'instant se présentera, il faudra bien que je le saisisse.

dimanche 19 octobre 2014

Mon truc à moi


©Vorverk/Thermomix ®

Ce truc-là, j’en rêve. 

Même si je prends l'air le plus détaché du monde quand une de mes copines en parle (surtout celle qui l'a), j’en bave.
J'en rêve plus que les bottes rouges de mon autre copine ou la robe noire qu'elle n'a pas voulu me donner alors qu'elle m'allait si bien. (Elle se reconnaîtra.)
Ce truc, il faut l’avoir vu pour le croire… C'est inimaginable. 
Un truc qui fait tout tout seul, parfaitement bien - avec lui plus une chance de rater un repas -, et qui en plus est bon pour la ligne, la santé et le moral.
Ce truc-là, qui coûte trois bras, est capable de transformer ma vie.

jeudi 16 octobre 2014

Betterave Blues

Perpétuelle sucrerie. © LindaSan

Quand j'ouvre mes fenêtres ce matin, l'odeur sucrée qui monte de la ville me donne envie de remettre à la une ce billet d'octobre dernier.   

On a parfois des idées toutes faites. 
Par exemple, moi, j'ai longtemps cru que la betterave était forcément rouge, de cette nuance un peu cramoisie, presque pourpre. 
Que sa forme était un petit dé parfaitement calibré comme ceux qui nous attendaient dans nos assiettes à la cantine et que mon grand frère détestait par dessus tout. 
Que son eau de cuisson était la panacée pour teindre en violet les chemises de grand-père que j'achetais - c'étaient mon époque baba cool - aux Puces de Clignancourt. 

mardi 14 octobre 2014

Covoiturage extraconjugal


Près de 30 % des couples se forment sur le lieu de travail.

Dans ma petite entreprise, on ne déroge pas à la règle. Et, comme dans la vraie vie, il y a les couples officiels et les couples non officiels.


dimanche 12 octobre 2014

L'été au placard


Aujourd'hui, j'ai mis l'été au placard.

Le temps était grisou et triste, la pluie en continu alors j'ai fait entrer l'hiver chez moi.
J'ai trié, rangé, plié les tissus légers. Fait disparaître les bretelles
qui font les marques blanches sur la peau dorée.
Les petites robes dansantes et virevoltantes.
Les décolletés offerts au soleil.
Les nu-pieds. Les ballerines colorées.

Je n'aime pas cette transhumance, cet exil saisonnier.

samedi 11 octobre 2014

Mélancolie



Je viens de lever les yeux au ciel.
Je n'ai qu'un seul désir, être cet oiseau solitaire, 

voler sans contrainte ni question. 
M'abstraire des entraves de la raison.
J'aimerais pouvoir me perdre dans cette nuée, 
y trouver l'émotion que procurent les belles choses.
Je n'y vois que l'éclat de ma mélancolie.

vendredi 10 octobre 2014

Le harcèlement, la rue et moi


C’était hier, un article à la une de la République du Centre.

Le harcèlement de rue, encore ? J’avais l’impression d’en avoir les oreilles rabattues. L’air du temps, la tendance ? Cela finissait par m'agacer. J’étais là à ronchonner devant ma tasse de thé et puis j’ai commencé à lire l’article. Il était accablant : jeunes, moins jeunes, jolies, moins jolies, blondes, brunes, rousses, minces, grosses, grandes, à pois, à fleurs, en jean, en jupe ou en short. Un peu de moi dans celle-ci, un peu de moi dans celle-là. Un peu de nous toutes.

mercredi 8 octobre 2014

NE PLUS REFLECHIR



Un jour ordinaire dans ma petite entreprise… 

Je tourne autour de la table depuis une heure et demi. Mais avant de commencer à tourner,
j'ai étudié la méthodologie parce que j'aime ce qui est réfléchi.
49 secondes et 40 centièmes
C'est le temps pour un tour complet. Je me suis chronométrée avec mon Iphone.
Si j'accélère je peux tourner en 47 secondes et 60 centièmes.
32 pas
A condition de marcher régulièrement. Difficile d'en faire moins, plus ça ne sert à rien.

mardi 7 octobre 2014

"Fumer m'a tuer"


Ce matin dans ma voiture, j’entends le dernier spot radio de la campagne antitabac.

Il s'agit d'un spot conçu par l'agence DBB, existant en deux versions - homme et femme afin certainement de ne pas heurter la parité -, vidéo et radio. 
- Anna, Clémentine, mes amours… vous m'avez apporté tellement de joie… voilà ce n'est pas facile…   
La voix féminine, chargée d’émotion, est proche des larmes, et l'intensité dramatique à son paroxysme. 
- … mais on ne se reverra peut-être plus… alors je voulais vous dire que je vous aime… et que votre maman sera toujours près de vous… 
Et une voix grave de conclure
Le tabac tue un fumeur sur deux - Pour arrêter de fumer appeler le 3989 ou connectez-vous sur Tabac Info Service
Je pense à mes enfants, si sensibles et sensibilisés : leur père fume. Leur mère a fumé. Et eux, fumeront-ils un jour ? 

dimanche 5 octobre 2014

La tyrannie des mères


L'autre jour, je saisis cette bribe de conversation.

- De toute façon, on y passe toutes…
La conversation porte sur les enfants qui grandissent et qui quittent la maison, et les petits chagrins qui s'ensuivent
- C'est notre lot !

vendredi 3 octobre 2014

Dans le brouillard

© lafab

Je déteste le brouillard.

Ce matin, dès la sortie de la ville, la plaine a disparu,
camouflée sous une nappe grisâtre immense.
Je roule dans un coton épais. Rien de doux à cela. Bien au contraire.
Cette atmosphère ouatée et opaque m'angoisse.
J'ai l'impression d'être étouffée par l'absence de (pré)visibilité.
Je conduis au jugé. Je croise des menaces sourdes sans identité.
Les kilomètres me paraissent interminables. J'ai la boule au ventre.
Enfin je me raccroche à ce feu rouge abandonné sur le bord de la route.
Je suis presque arrivée.
Mais où ?
Métaphore de ma vie, le brouillard est partout.