vendredi 27 septembre 2013

Rêve-je ou dors-je ?


« A 60 ans, nous avons passé 20 années à dormir dont 5 à rêver… »

Cette phrase lue sur la quatrième de couverture d’un livre me prend au dépourvu.
Évidemment – et que l’on ne me demande pas d’arrêter de me poser des questions, ce serait comme me demander d’arrêter de respirer – mon esprit tourmenté s’en empare. Processus habituel chez moi : de fil en aiguille, j’en viens à rebondir sur certaines expressions qui, avec mon postulat de départ, semblent prendre une dimension un peu surréaliste.
Par exemple, dormir debout… Doit-on alors considérer qu’un sexagénaire passerait 60 ans debout ?
Ou qui dort dîne… 20 années à dormir = 20 années passées à table ? Comment estimer le temps passé en cuisine ou au (super)marché ?
Plus alambiqué, rêver tout éveillé. Pour 5 années de rêve sur 20 de sommeil qui font partie d’un ensemble de 60 dont 40 d’éveil, cela voudrait donc dire que l’on rêve 45 années de sa vie…

Alambiqué ? Vertigineux, plutôt…
J’ai 48 ans… et je me demande combien d’années il me reste à rêver.

mardi 24 septembre 2013

Flicage involontaire

Semaine impaire = semaine sans enfants.

Ce soir, en rentrant du boulot, j'ouvre ma boîte mail. Chic, deux messages de ma petite collégienne. Je souris pour de vrai. Si ma fille m'écrit, c'est qu'elle pense (un peu) à moi. Même si le (aucun objet) en objet n'est pas forcément engageant.
Tant pis, j'ouvre le premier message : une grande photo d'elle s'affiche sur mon écran d'ordinateur. Je ne reconnais pas le décor. Ce doit être pendant les vacances, elle a la peau dorée, une quantité phénoménale de tâches de rousseur, le petit short à fleurs que je lui ai acheté l'année dernière et une énorme glace italienne. Elle prend la pose devant une ardoise de restaurant où, curieusement, son prénom est inscrit à la manière d'un plat du jour...
Je ne sais pas trop pourquoi, ou plutôt si certainement parce que je la connais bien, je ressens qu'elle n'est pas vraiment à l'aise face à l'appareil. Elle a les pieds un peu en dedans, elle manque de naturel. Je n'aime pas cette photo, je suis face à une étrangère.  J'aurai peut-être plus de chance sur le second message.
Encore une pièce jointe. Encore un cliché d'elle. Cette fois, je localise. Elle a été prise dans un village non loin d'ici, un week-end qu'elle passait avec son père. Elle m'a raconté depuis la fête, le Far West reconstitué pour l'occasion, les attaques de cowboys, le saloon, les trappeurs... Est-ce un hasard si elle portait ce jour-là une chemise en denim et une tresse ? Elle ressemble à une petite squaw. J'aime tant quand elle sourit ainsi, les fossettes qui dessinent des guillemets au coin de ses lèvres, la flamme qui danse dans ses yeux : elle pétille, ma petite bouille d'amour. Et elle me manque. Je cherche le message qu'elle aura forcément joint à ces photos. Je clique et je reclique pour attraper trois mots et deux points d'interrogation :
- Bonjour ça va ??
Et sa signature en dessous.
C'est plié. Pas un bisou, pas un je t'embrasse, pas même un je te kiffe maman comme dans la lettre envoyée de colonie cet été.
Mes yeux prennent le large, loin, hypnotisés par deux photos qui me parlent de la vie que de ma fille mènent loin de moi. Heureusement la sonnerie du téléphone se charge de me ramener sur la terre ferme.
- Oui madame, je suis bien Mme Trucmuche...
Tout en répondant à la voix venue d'ailleurs, je capte soudain sur mon écran deux informations capitales :
1. Ma fille n'a pas écrit qu'à moi.
2. Elle s'est connectée à 17h47 pour le premier mail et à 18 h 00 pour le second.
Non madame, je n'ai pas l'intention de changer mes fenêtres...
Sur le point n°1, impossible de cacher ma déception : il faudra que je lui demande en quelle position je figure dans sa liste de diffusion qu'elle a pris le soin de cacher comme je lui ai appris.
- ... écoutez je suis locataire...
Quant au point n° 2, je connais son emploi du temps (presque) par cœur : le mardi soir, il y a orchestre...  Il va donc falloir qu'elle m'explique pourquoi elle a raté la répétition.

La prochaine semaine paire s'annonce riche en discussions...





mercredi 18 septembre 2013

Men in black

Tout à l'heure dans la rue, j'observe une colonie de corbeaux...

En fait ce sont cinq hommes en costume noir, ils fument leur cigarette sur le trottoir à la sortie d'un petit restaurant.
Ils portent tous le même costume noir : pantalon un peu mal taillé, soit trop court, l'ourlet sur le haut de la cheville, soit trop long et qui plisse sur la chaussure.
Poussiéreuses les chaussures.
La veste, à boutonnage unique, est ouverte sur une chemise uniformément blanche. Du Tergal certainement même si je ne sais pas exactement ce que le mot Tergal revêt. En tout cas, une matière synthétique un peu luisante et qui doit prendre rapidement l'odeur de la transpiration.
Je les reconnais : ce sont des croque-morts.
Ils semblent bien s'amuser. Ils rigolent. Ils ont l'air détendu. Pas angoissé pour un sou.
 Je me demande toujours comment ils font. Comment ils vivent. A quoi ils pensent. Ce qu'ils ressentent. Leurs émotions. C'est plus fort que moi.

J'irais bien les voir.
 -Bonjour monsieur le croque-mort, c'est pour un micro-trottoir...
Quand vous rentrez chez vous le soir, qu'est-ce que vous pouvez bien raconter de votre journée à votre femme ? Pire à vos enfants. C'est vrai ça  : comment ils font les enfants quand il s'agit de remplir la fiche à l'école  ? Profession du père : croque-mort. Pas facile à assumer auprès de ses camarades.  
- Qu'est-ce que ça fait de croquer la mort tous les jours ?
De vivre au milieu de tous ces gens qui pleurent. Qui hurlent parfois. D'affronter leurs désespoirs, leurs drames. De vous les approprier comme si c'étaient les vôtres. D'avoir la tête de l'emploi, le regard grave, la mine contrite du matin au soir.
- Et ça vous arrive d'avoir des fous rires ?
Pas un rire nerveux, un ricanement. Non une envie irrépressible d'éclater de rire au pire moment. Même si pour vous, finalement, le pire moment c'est tout le temps.
Des questions, j'en ai une litanie, certaines plus importantes que d'autres, je l'avoue. Si j'osais... Messieurs les croque-morts... Dites-moi... J'aimerais bien savoir... Parce que il y en a une qui me taraude vraiment.

- Dites, est-ce qu'on vous donne des pourboires ?




lundi 16 septembre 2013

Délit de sale gueule

Tout à l'heure, entre deux averses, sur la route du retour... 

D'habitude je m'arrête toujours. Je me dis qu'avec deux cars par jour, ceux qui le ratent n'ont vraiment pas de chance. La seule solution, à part la marche et ça fait loin, c'est de tendre le pouce.
Alors je suis compatissante et je stoppe quand j'aperçois leur silhouette sur le bord de mon chemin.

Ce ne sont jamais les mêmes, un peu comme dans un inventaire à la Prévert : celui qui va travailler, celle qui part en week-end, celui qui va acheter des cigarettes, celle qui cherche du travail, celui qui va passer son permis, celui qui a perdu son permis, celle dont je n'ai pas compris un seul mot, celui qui m'a salué d'un "que Dieu te bénisse", ceux qui sont deux, celui qui sent le curry, celle qui ne fait rien, celui dont la femme vient d'accoucher, celle qui va se marier, celui qui vient de déménager, celle qui revient du marché...

Mais là, aujourd'hui, c'est vrai que vue de loin, la tête du gars n'est pas franchement engageante. Il attend juste après le rond-point, planté, les jambes un peu écartées, le torse bombé. Environ 1,85 m d'arrogance. Une sale gueule. Je ne sais pas pourquoi, l'expression m'est venue comme ça.
Alors que je commence à lever le pied pour m'arrêter, j'ai comme une intuition.
Je sens le gars qui me dévisage.
Je suis seule dans ma voiture. Aucun passager.
Je le sens me scruter. Un sentiment désagréable. Comme de l'angoisse.

Non je ne m'arrêterai pas. Pas cette fois. Pourquoi ?

Quand je passe à sa hauteur, par la vitre entrouverte, j'entends :
- Connasse...

Une voix rageuse, amère... J'appuie sur l'accélérateur. J'ai hâte qu'il disparaisse de mon rétroviseur.

dimanche 15 septembre 2013

De la chasse...

Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien ou un truc dans le genre.

Mais moi je suis une promeneuse qui aime se promener avec son chien.
Toute les week-ends de l'année, je marche. Eté, automne, hiver, printemps. Au soleil, sous la pluie, dans le vent, le froid.
Lorsque je marche, j'écoute le silence, le craquement des feuilles sous mes pas, le chant des oiseaux, celui du vent dans les grands arbres. Et lorsque je croise un lapin ou un chevreuil, entre nous, c'est affaire de regards.
J'aime le parfum des bois, celui de la mousse, du lichen, des fougères et des champignons.
J'aime lâcher mon chien, le regarder s'élancer pour courir en liberté, à mon côté, en toute tranquillité.

Je me moque des arrêtés préfectoraux. Je fais fi des dates d'ouverture ou de fermeture. J'emprunte les chemins forestiers sans permis. Je n'ai pour arme que mes pieds. Mon chien ne porte pas de clochette ni moi de gilet fluo. Je marche les mains dans les poches.

Parfois je sursaute. Je prends peur. Je m'effraie. Je m'agace.

D'un coup de feu trop proche de moi. De l'odeur de la poudre. Des douilles de cartouches rouges* abandonnées au milieu des bois. D'un 4x4 qui roule derrière moi. D'une remarque parce que mon chien (de chasse !) est parti seul devant moi.

La chasse est ouverte. Et je n'aime pas ça.


 * Je ne suis pas sûre du terme de "douille" mais je trouve très souvent ces enveloppes de plastique rouge dans les bois et qui proviennent sans aucun doute des cartouches...

jeudi 12 septembre 2013

En fumée...

Cela fait tout juste dix ans que j'ai fumé ma dernière cigarette.
Cela me paraît bien loin. Un peu hors du temps, presque démodé comme dans le film que je regarde d'un œil l'autre soir.
Gros plan sur une rambarde en fer forgé noir où des volutes sont comme dessinées entre les deux montants.  Il fait nuit et il pleut. Une jeune femme d'environ 30 ans aux cheveux courts et blond est accoudée à la fenêtre.
Derrière elle, une petite lampe ronde à l'abat-jour beige est posée sur l'angle d'une table de travail et éclaire la pièce d'un halo un peu jaune. On aperçoit un divan sur lequel se trouvent trois coussins de différentes nuances de gris. Le couvre-lit est un simple tissu indien dont les arabesques violettes rappellent les volutes de la rambarde de la fenêtre.
La jeune femme est vêtue d'un débardeur de satin vert émeraude et d'un pantalon noir. L'ensemble, haut et bas, est assez près du corps et fait ressortir une silhouette plutôt filiforme. Elle porte un bracelet en argent au poignet gauche.
La jeune femme a le regard lointain et vague. Elle est en train de fumer une cigarette.
On entend la sonnerie d'un téléphone.
La jeune femme traverse la pièce, la cigarette à la main. Elle passe une porte et on aperçoit un guéridon de bois clair sur lequel est posé un téléphone blanc dont les numéros sont inscrits en noir sur des touches carrées.
A côté se trouve un cendrier. La jeune femme pose sa cigarette sur l'une des quatre encoches du cendrier où se trouvent quatre mégots écrasés dont l'un porte une marque de rouge à lèvres. Gros plan sur la cigarette en train de se consumer et dont la fumée dessine comme des volutes.
Je n'ai pas vu la fin du film. Le téléphone a sonné et j'ai éteint la télévision.  
Hier après-midi, je marche dans la rue avec ma petite collégienne... Une nouvelle devanture attire notre attention.
- Tiens, c'était un magasin de fenêtres en PVC il y a quelques mois.
- Je n'avais même pas remarqué qu'il avait fermé.
La vitrine n'est pas complètement terminé mais l'enseigne est déjà posée :
Clope and shop.
- Mais qu'est-ce donc que ça ?
- Tu sais, c'est un magasin pour acheter des cigarettes électronique...
- Un bureau de tabac alors ?
- Non, tu peux acheter les aromes...
Elle a l'air bien au courant la bavarde. Un peu jeune quand même pour avoir déjà testé la (le ?) Clope and Shop...
Mais c'est vrai qu'en dessous, en caractères gras, impossibles à rater :  
40 parfums 
Voilà, le temple de la cigarette virtuelle (ou presque) et sa farandole de parfums.
Litchis, miel, noix de coco, citron, fraise tagada, pêche, kiwi, caramel au beurre salé, pepperoni, pizza, frangipane, cacahuètes salées, noisettes grillées, cola, thé vert, café, chocolat ... 
- Il manque quelque chose, non ?
- ... je ne sais pas, pesto, herbes de Provence, quatre fromages... 
On rigole... Mais quand même.
- ... ça y est je le vois, là tout en bas de la liste
Il est en dernière position... Ecrit plus petit que les autres, peut-être ?
- ... tabac.
L'essentiel...




mardi 10 septembre 2013

Le temps, encore...

Le supermarché, samedi après-midi.
Je viens de croiser au rayon crémerie ma copine qui pousse un caddy plein jusqu’à la gueule. Moi, je voyage léger.
Nous nous retrouvons à la caisse, et il n’y a pas vraiment le choix - deux caisses en tout et pour tout un samedi après-midi -, je prends place derrière son chariot débordant.
On entend la révolte gronder dans les deux files d’attente.
- Franchement, c’est un scandale…
- … avec tous les chômeurs qu’on a…
- … deux caisses un samedi après-midi…
- … et on s’étonne que la France aille mal… (ça me rappelle quelque chose)
Soudain, entre un cake breton et une barquette de carottes râpées qu’elle dépose sur le tapis roulant, ma copine me fait un signe discret... 
- La caisse numéro 3 va ouvrir…
Je choisis de lui accorder ma confiance, et ni une ni deux, je cède ma place au couple qui patiente en grommelant derrière moi - enfin surtout la madame acariâtre -, et je mets les voiles…
Mais scrutant l’horizon de la ligne de caisses, je ne vois rien venir au numéro 3. Nulle caissière qui poudroie…
Je vais donc devoir repartir au point de départ...
C’est sans compter sur ma copine qui, venant tout juste de terminer de surcharger le tapis roulant d’une douzaine d’œufs bio (adepte du bio, tiens donc...), me fait maintenant un signe m'intimant l'ordre de réintégrer ma place dans la file…
C’est assez culotté. Voire risqué. Mais on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs justement...
Je prends une mine contrite. Affiche un sourire timide de vierge effarouchée. Le regard suppliant.
- … je vous prie de m’excuser…
Trop polie pour être honnête, puisque d’un coup de chariot, je force la file d’attente…
- … cela ne vous ennuie pas si je reprends ma place…
Monsieur me jette un regard bienveillant…
- … je vous en prie, c’est…
Madame acariâtre semble un peu agacée…
- … bien normal...
Et négligemment, je commence à vider mon caddy.
Je perçois comme une hostilité derrière moi... Et si monsieur me sourit discrètement, c'est sans compter madame acariâtre.
- ... mais enfin, la moindre des politesses est de laisser sa place à ceux qui n'ont pas grand chose...
Je regarde le contenu de mon chariot. Mis à part le volume des deux packs d'eau et des 12 rouleaux de papier toilette double épaisseur, je n'ai pas grand chose...
- ... encore faut-il prêter attention à ceux qui nous entourent...
Monsieur a l'air gêné.
- ... mais enfin chérie, on n'est pas à cinq minutes...
Madame acariâtre brandit un cabas (en effet) peu fourni.
-... cinq minutes ?
La voix monte dans les aigus.
- On a bien le temps...
-... parle pour toi...
Madame est au bord de l'explosion. Monsieur semble bien malheureux.
- ... cinq minutes, vois-tu, dans une vie c'est fondamental.

lundi 9 septembre 2013

Anniversaire

Le temps qui s'écoule n'est pas linéaire

Samedi soir, je suis chez une amie. Elle fête ses 40 ans.
C'est une belle soirée.

Soudain au hasard de la musique, ou est-ce parce que mon regard s'arrête sur cette jolie femme en blanc qui danse seule, les yeux clos, loin des autres, je repense aux miens, huit années en arrière.
Mes 40 ans à moi.

Je repense à l'invitation rouge qui déclinait les quatre premières décennies de ma vie.
Je repense aux saveurs et aux couleurs du buffet que nous avions mitonné, ma chère Catherine et moi
Je repense à ceux qui m'entouraient ce jour-là.  A ces amitiés évanouies qui n'existent plus ou alors figées dans l'album que l'on avait fait pour moi.
Je repense à nos éclats de rire légers comme les bulles du champagne qui coulait ce soir-là.
Je repense à la chaleur de cette belle soirée d'été.
Alors moi aussi, je ferme les yeux et je danse, loin des autres et du tumulte.
Et surtout bien loin du temps qui s'écoule.





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samedi 7 septembre 2013

Home sweet home

Ce matin j'aime bien ma maison...

Malgré le bruit de la rue. Le petit rayon de soleil se glisse sur le carrelage blanc de l'entrée. Malgré son air de bric et de broc.
Son petit dédale de portes qui donnent les unes sur les autres.
Malgré ses recoins où nichent les araignées.
Son bric à brac rempli de trésors.

Souvent je peste aussi.
A cause du bruit des voitures. Des traces de pas (de pattes) sur le carrelage blanc de l'entrée. Les portes qui claquent. Les nids à poussière.
Le désordre tout court.

Parfois j'aimerais une maison comme les autres. Plus grande. Plus neuve. Plus jolie.
Plus comme dans un de mes rêves.

Mais ce matin j'aime bien ma maison.
Ma maison me ressemble.



mardi 3 septembre 2013

Humeurs de rentrée...

Quelques brèves de fin d'été. ..

Et oui, c'était les vacances. Et oui, c'est fini : elle se situe là la différence entre le passé et le présent. Le passé, c'est quand aucun réveil ne sonnait, qu'il ne fallait jamais se dépêcher, que le temps pouvait s'écouler tranquille... Le présent, c'est là tout de suite, rappeler que l'heure tourne, qu'il faut y aller, qu'on n'a pas le temps... 

A part cette considération spatio-temporelle et un peu en vrac parce que je n'ai pas écrit depuis quelque temps... 

1. Au supermarché j'ai assisté à l'interpellation musclée d'une femme qui avait volé des crevettes ! La scène était un brin surréaliste. La barquette de crustacés dépassait du haut de son pantalon... 

2. Dans un registre culinaire approchant, pendant les vacances, et pour la première fois de ma vie, j'ai mangé du homard. Il avait été cuisiné amoureusement... et j'ai trouvé ça particulièrement savoureux. 

3. Cet été mon grand a découvert, enfin, qu'il pouvait y avoir du plaisir dans la lecture. Cette révélation a un je ne sais quoi de jubilatoire : elle est surtout la récompense d'années de persévérance et d'investissement... Au moins je contribue à la survie de la librairie. 

4. Ma fille a eu 11 ans et une belle dose d'insolence derrière son sourire mutin. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai comme l'impression que j'entre dans une ère plus mouvementée avec de belles étincelles en perspective.  

5. Depuis samedi, une miniature noire et blanche explore de fond en comble la maison, me rappelant qu'il faudra que je pense à faire les poussières et les toiles d'araignées dans les coins... 
(Ranger la maison aussi. Le désordre semble avoir repris la main.)

6. J'ai dû emmagasiner cinq kilos cet été, je ne fais que supputer parce que ma balance n'a plus de piles et qu'en racheter ne fait pas partie, à ce jour, de mes priorités. 

7. Bonnes résolutions : je ne suis pas encore devenue riche. D'ailleurs il me reste à peine un mois... je me demande si je vais avoir le temps. Et l'argent... 

8. Et puis il faut quand même que je l'écrive noir sur blanc : depuis le 1er juillet, mon blog a reçu 2719 lecteurs  ... 
Franchement ? On peut faire mieux, non ?