mercredi 30 juillet 2014

Retour

J'écoute About Farewell, merveilleux album d'Alela Diane.

Sa voix hors du temps, presque déchirante parfois, sa mélancolie élégante me vont bien ce soir. Je déteste les retours de vacances. Toute petite déjà, je ne supportais pas les valises que l'on défait et qui relèguent le temps d'été au rang de vulgaires souvenirs. 
Lundi lorsque j'ai repris le boulot, la première personne que j'ai croisée était la femme triste (lire l'épisode du 21 janvier 2014 Un air triste). Elle était bleu marine et grise des pieds à la tête, là où j'affichais un bronzage radieux et une jupette virevoltante. Elle a répondu à mon bonjour du bout des lèvres. Le temps était très gris et cette triste rencontre matinale m'a fait l'effet d'un mauvais présage. 
Chez moi, j'essaye de me réapproprier les lieux, opération rendue pénible par la colonie de puces de parquet qui l'a investie. D'ailleurs le poisson rouge n'a pas survécu à la quantité d'insecticide que j'ai dû déverser et finalement cela me rend un peu triste de ne plus le voir tourner en rond dans son bocal.  
Mes enfants sont repartis chez leur père, le chien est avec eux, et la maison est beaucoup trop calme ce soir. Dehors le rideau noir de la nuit est tombé plus tôt qu'à l'accoutumé. Il est à peine 22 h 15 et je n'ai rien vu venir. 
Les jours raccourcissent, ma bonne dame. 
Je déteste vraiment les retours de vacances. 

samedi 26 juillet 2014

Mal de mer


Je me réveille et j’entends le bruit de la rue…

Je n’ai plus l’habitude.
Elle était face à moi tous les matins. Qu’elle murmure, bruisse, clapote, gronde, j’aimais l’entendre. 

J’avais la peau salée et j’aimais la goûter d'un coup de langue sur le haut de l’épaule. Un tic venu de l’enfance et que j’ai conservé. 
J’avais encore quelques grains de sable égarés sur la peau dorée de ma jambe. Dessin un peu anarchique. Petit tatouage éphémère. 
L’eau de la douche a eu raison de tout ça.

Hier sur la plage, je l’ai regardée intensément. J’ai essayé de m’en imprégner pour après, plus tard quand elle ne serait plus là. J’avais envie d’être absorbée.
J’ai ouvert grand mes yeux, mes poumons, j’ai respiré à son rythme, je me suis laissée prendre par son flux.
Une de mes cousines m’a dit
- Fais des provisions, mets t’en plein la vue…
J’avais l’impression de l’avoir pleine en moi. D’en être envahie, partout. D’être invincible.

Mais ce matin alors que j’entends le bruit de la rue, je ne suis plus qu’un océan de vide. 

J’ai le mal de mer.

mercredi 23 juillet 2014

Délice du paradis

Délice du paradis

Chers vous tous qui me lisez parfois
Je vous envoie cette carte postale saisie tout à l’heure à cette paisible envolée de marches avant d’aller piquer une tête.

Je ne connais pas grand-chose qui puisse égaler ce plaisir tout simple… aller à la plage à vélo par une belle journée ensoleillée.

D’ailleurs je vous laisse parce qu'il faut que j’y retourne. Il fait trop bon et je n’ai aucune envie de résister à ce délice.
A très bientôt…  


mardi 22 juillet 2014

Du bleu rien que du bleu

Avant avant avant avant avant-hier est ma première vraie journée de vacances. 

Comme un fait exprès, je me réveille beaucoup trop tôt pour un premier jour de vacances. Mais lorsque j’ouvre mes yeux, je ne vois que du bleu rien que du bleu. Et pour moi qui viens de passer deux semaines à regarder la pluie tomber par la fenêtre de mon bureau, ce bleu me fait l’effet d’une tarte au citron meringuée au beau milieu d’un régime amincissant. Du coup je sors de mon lit illico et je pars marcher.
Avant avant avant avant avant-hier est ma deuxième vraie journée de vacances. Et une nouvelle fois, quand je me réveille, je ne vois que du bleu rien que du bleu. Sur la plage, malgré la crème indice 50 renouvelée régulièrement comme indiqué sur la notice, je prends un beau coup de soleil sur mon décolleté et deux sur les mollets à force de pédaler.
Avant avant avant avant avant-hier est ma troisième vraie journée de vacances. Et une nouvelle fois quand je me réveille, je ne vois que du bleu rien que du bleu. Sur la plage abandonnés coquillages et crustacés des grandes marées… Et moi je nage je nage je nage. Dans l’océan abandonnée.
Avant avant avant avant avant-hier est ma quatrième journée de vacances et une nouvelle fois, quand je me réveille, je ne vois que du bleu rien que du bleu. Malgré un lit inconfortable qui me tue le dos nuit après nuit, je commence à ressentir les bienfaits de l’air marin et à me trouver une mine plutôt agréable à regarder et une ligne déjà plus fine.
Avant avant avant avant avant-hier est ma cinquième journée de vacances et une nouvelle fois quand je me réveille, je ne vois que du bleu rien que du bleu. Il fait très chaud et je commence à avoir de jolies marques blanches à la place du maillot. Je passe à l’indice 30 et mon moral est au beau fixe.
Avant avant avant avant avant-hier est ma sixième vraie journée de vacances. Et enfin quand je me réveille, j’aperçois dans le ciel bleu un nuage qui vient rompre la monotonie de ces premiers jours de vacances. Cela me fait du bien de constater que même le paradis peut être parfois entaché. Cet après-midi, on annonce de la pluie.
Avant avant avant avant avant-hier est ma septième journée de vacances et une nouvelle fois quand je me réveille, je ne vois que du bleu rien que du bleu.
Et ainsi de suite… jusqu’à aujourd’hui, mon avant avant avant dernière journée de vacances où là, c’est pire que tout : le bleu du ciel et celui de l’océan n’ont  jamais été aussi bleus.

Tout est uniformément idyllique. Et bleu. Partout du bleu rien que du bleu.

samedi 12 juillet 2014

Ma pile de livres

Ça c'est ma pile de livres. 

Un extrait choisi de ma grande bibliothèque.
Une petite bibliothèque portative qui m'accompagne et me rassure. Au pied de mon lit. Sur ma table de chevet quand il y en a une. Dans un sac parfois. 

Dedans, des livres inconnus, choisis au hasard, quelques valeurs sûres à relire au cas où les autres me tomberaient des mains.
Des livres prêtés mais pas encore lus et qu'il va bien falloir rendre un jour.
Des livres à prêter, à échanger et qui peut-être ne resteront pas avec moi.

Cette pile-là, celle que vous voyez sur la photo,  je viens de la constituer. C'est le premier de mes bagages.

Parce que demain, ma pile de livre et moi, on part en vacances !




jeudi 10 juillet 2014

Belle du Seigneur

Cadeau pour celles et ceux qui sont dépités 
par toute cette eau qui tombe de là-haut…

Carnation délicate. Pétales veloutés. Parfum suave. Je ne m'en lasse pas.

Elle n'affectionne guère le soleil ardent.
Elle préfère les températures modérées, les journées un peu griseset la douceur de la pluie.

Depuis deux ans que j'ai planté ce rosier, je n'ai jamais eu d'aussi belles fleurs.

Alors arrêtez de râler et appréciez…

Que diable, ce n'est pas une simple rose, c'est une Belle du Seigneur !

 lire / relire 
Albert Cohen, Belle du Seigneur, Gallimard, coll. Blanche, 1968


mercredi 9 juillet 2014

Jolie journée

Aujourd'hui elle m'offre mon cadeau d'anniversaire. 

Hier, quand je suis passée à l'heure du déjeuner,
elle m'a dit
- Demain, fais toi jolie…
Et son mari a ajouté
-… enfin plus jolie que d'habitude, c'est une évidence !
Alors ce matin, comme le temps semble vouloir rester uniformément maussade, j'opte pour une tunique blanche sur un pantalon vert ou bleu lagon, c'est selon. J'enfile de jolies sandales et un foulard assorti. Un maquillage léger, je ne sais pas faire mieux. Ma seule concession aux artifices sont ces bijoux très colorés qui pendent à mes oreilles.
Je me trouve jolie.

Hier elle a également précisé
- Viens vers 11 h 30, j'ai réservé pour midi.
J'ai rétorqué
- Ce n'est pas un peu tôt ?
Elle a clos le débat
- Comme ça, nous pourrons prendre notre temps.

Elle porte une jolie robe noire qui lui va comme un gant.
- Je ne la connais pas…
- … Je l'ai depuis des années…
A ses pieds des sandales aussi qui lui font la silhouette élancée.
Je pense que toutes les deux, chacune dans son genre, nous formons une jolie paire d'amies.

Elle m'emmène au restaurant. Un endroit un peu chic avec cuisine gastronomique. Une jolie vue sur la piste de saut d'obstacles. Elle est déserte aujourd'hui. Pas de cheval, pas de jockey, pas de dames chapeautées. Juste un ciel un peu gris et du vent qui anime les cordes des mats où les drapeaux sont hissés les jours de concours.

- Vous prendrez un apéritif ?
- Deux petites coupes…
L'endroit est calme. Les fauteuils confortables. Et les bulles légères de champagne pétillent sur nos bavardages. Jolie pause gourmande hors du temps.

Nous reprenons la route. Retour à la case départ.
Exit la robe noire, la tunique blanche et le pantalon bleu ou vert lagon, c'est selon.
- On y va ? Tu as apporté une serviette ?
Nous plongeons toutes les deux dans la marmite bouillonnante* posée sur la terrasse en bois. Jets massant, vapeur d'eau chaude. Il commence à pleuvoir. Eclats de rire, confidences et jolies sensations des gouttes de pluie sur les bras nus et le visage.

Entracte : thé, café, avant d'entamer la dernière étape.
Je m'allonge sur la table de massage.
- Sur le ventre ou sur le dos ?
- … sur le ventre… cale bien ta tête...
La musique est douce, les lumières tamisées. Je laisse s'envoler mes tensions, mes réticences tandis qu'elle verse l'huile sur ma peau.
A partir de ce moment, mon corps ne m'appartient plus. Joli moment d'abandon.

Ce soir, alors que j'écris ces mots, j'entends la pluie qui ne cesse de tomber. Peu m'importe. Je me sens dégagée de ces contrariétés sur le temps qu'il devrait faire en juillet.  Grâce à toi, amie très chère, nous sommes aujourd'hui le 12 mars, jour de mon anniversaire.

Et je flotte sur un océan de douceur et de sérénité.

Jolie journée.

* Un jacuzzi, quoi !  


mardi 8 juillet 2014

Les petites morts

Oreilles chastes s'abstenir !

La petite mort : frisson,  orgasme. 
Lundi 30 juin, 8 h 54, Les petites morts*. C'est la nouvelle programmation estivale de France Inter. 

Jamais entendu parler de vous, Pierre Lapointe !
Y-a-t-il quelqu’un qui m’entende ? Est-ce que je suis la seule sur cette planète à avoir jusqu’alors tout ignoré de votre existence ?

Ah ! ce que vous m'agacez avec votre accent à couper un orignal à la hache, vous «le chanteur populaire québécois préféré des Français» ? J’vous en ficherais moi : comment pensez-vous rivaliser avec un Charlebois, un Vigneault ... Pffff !

Heureusement pour vous, le ridicule ne tue pas … Vous croyez vraiment qu’avec vos jeux de mots à deux piastres, vos chansons revisitées, vos petits arrangements de guitare (mes excuses confuses à François Lasserre), vous allez réussir à me conduire à l’orgasme ? Présomptueux va !

Petite mort ? Petite mort toi-même ! Il va falloir retrousser ses manches, Pierre Lapointe, parce qu'en plus, si j'ai bien suivi l'histoire, vous allez durer tout l’été.

Au niveau des préliminaires, avouez que vous avez un peu bâclé l'affaire et ni votre duo avec Mathieu Chedid - même si c'était pas mal - ni votre interprétation du mal de vivre de Barbara ne m'ont conduite au Nirvana. J'avoue que j'ai bien failli me laisser embarquer par votre reprise d'Il venait d'avoir 18 ans ou votre Lindbergh de Charlebois…

Mais bon, je suis parvenue à me retenir et même si vous effleurez et caressez tout ce que j'aime, croyez-vous vraiment que cela suffise pour me faire craquer ? 

Et puis il y a eu ce matin, mardi 8 juillet 2014 et votre Vive Bashung.
Pourtant on ne touche pas à Bashung, Bashung est un sanctuaire, vous avez bien entendu espèce de morveux* de la chanson francophone !
- Eh toi !
 (Tiens voilà que je te tutoie, il paraît que ça se fait dans ton pays)
-… oui toi avec Christine & the Queens, tu as osé… 
Comment osez-vous …
Osez, osez, osez, osez…
Oui tu as osé, Pierre Lapointe, comme un amoureux éconduit qui persévère, à force de maladresses, de tendresse, de passion. Et dont la persévérance finit par payer.
Enfin. Tu y es parvenu.
Le nirvana, le paradis, le pied, l'extase, le grand frisson.
… Soupirs… 

Alors je te le dis, je te l'écris et je le publie, je t'en conjure, je t'en supplie, je gémis.
Ose oser encore et toujours comme ce matin.
Je crie ENCORE ! Encore, encore. Oui, oui, oui, encore… encore… encore… ose…
Ça c'est la petite mort !


*Les petites morts, nouveau programme de la grille estivale de France Inter, du lundi au vendredi, 8 h 54
*33 ans… Est-on vraiment sérieux à 33 ans ?

dimanche 6 juillet 2014

Embrassez qui vous voulez



Aujourd'hui, dimanche 6 juillet, c'est la journée mondiale du baiser…

Je ne sais pas qui a eu l'idée de cette journée mais franchement je trouve qu'elle est plutôt intéressante.

Elle nous change un peu des journées du style cancer, sida, faim dans le monde, lèpre, misère, orphelins de guerre, migrants et réfugiés, barbarie dans le monde, justice sociale, plomberie, brutalités policières, sans viande, du rein, du paludisme, des accidents du travail, etc. Et encore je vous épargne parce que la liste est longue.

Bon, je viens de lire plusieurs articles qui vantent les mérites du baiser sur notre santé mentale et physique. En gros, voilà ce que j'ai retenu.

Un baiser, c'est bon pour les dents : la salive produite pendant qu'on s'embrasse contribue à réduire la plaque dentaire (source américaine).
Un baiser, ça fait maigrir : quand on s'embrasse, on perd entre deux et trois calories par minute (source anglaise).
Un baiser, c'est bon pour la tension artérielle et ça influe sur la sécrétion d'endorphine et donc réduit le stress (source inconnue).
Un baiser est un remède contre l'allergie saisonnière (source japonaise hors Fukushima). En fait je n'ai pas trop bien compris pourquoi.
Un baiser agit sur la confiance en soi : il paraît même que les hommes qui embrassent leur partenaire le matin sont plus productifs que les autres au travail (source allemande)… Attention l'étude ne parle que des hommes !

Bref, c'est bon pour tout, c'est bon pour nous alors n'en déplaise aux prudes et aux rabat-joie (mot composé invariable), plus aucune hésitation : embrassez qui vous voulez mais surtout embrassez !


Photo : Le baiser. Auguste Rodin. Marbre (1882-1889). Musée Rodin, Paris.

vendredi 4 juillet 2014

Bleu blanc rouge

A cette heure là, tout le monde doit être devant ou presque*.

Je rentre du boulot et je roule sur des routes désertes. J'aperçois les étendards tricolores qui flottent au fronton des maisons.
Un homme surgi de nulle part traverse devant moi. Il marche d'un pas pressé, d'étranges peintures hexagonales couvrent son visage.
Une voiture me frôle alors que, les bras chargés, je descends de la mienne.
- Allez les bleus.
Cette petite phrase se déroule dans la rue comme un ruban bleu blanc rouge.

Le calme revient. Les bruits se sont dissipés.
Et si tout cela n'était qu'un mirage ?

Par les fenêtres ouvertes, j'entends une clameur qui monte, les cris de colère, de désespoir.

Je suis une étrangère dans la ville abandonnée.

*… et donc peu de chance que quiconque me lise ce soir ! 

jeudi 3 juillet 2014

Selfie amoureux

Légende de l'image, de gauche à droite, mon amoureux et moi. 

Sans rire, c'est une première parce qu'il n'y a pas beaucoup de photos qui nous réunissent tous les deux.
Déjà, je n'aime pas me voir en photo. Si je fais de la psychologie de comptoir, je dirais que c'est sans
doute parce que je ne m'aime pas tout court.

Pour moi, la photographie relève du supplice : j'y trouve toujours quelque chose à redire. De profil, mon nez est trop grand. De face, mon menton est trop en avant. De dos, je me trouve trop grosse. Il m'arrive même de me demander qui est cette étrangère dont je croise le reflet. Un peu comme dans les cabines des magasins où j'affronte à chaque essayage une conjuration de miroirs (je traiterai ce point dans un futur épisode…).

Alors en général, lorsque je vois se profiler un objectif, je m'esquive, je me cache. Et si quelques images trouvent grâce à mes yeux, c'est souvent lié à une émotion fugace qui a été captée au vol.

Mais pour revenir à cette photo de couple - oui je confirme il s'agit d'une photo de mon couple - prise ces jours-ci dans notre campagne environnante, j'y apprécie ma silhouette toute en longueur, élancée, le poids idéal, la jambe fine et interminable. Pour une fois, rien à redire.

Quant à lui, il me paraît un peu moins grand que d'habitude, plus à ma taille, à ma hauteur, mais toujours aussi rassurant.

Nous sommes presque sur un pied d'égalité.

Nous nous sommes photographiés au moment précis où nos regards convergaient dans une même direction. Alors plus je la regarde, plus je pense que cette photo est bien davantage qu'une simple photo de nous deux : elle est un instantané de notre relation, prise sur le vif, sans mise en scène ni artifice. 

Un selfie amoureux, lumineux. A l'image de notre rencontre.





mercredi 2 juillet 2014

Bilan de compétence

Un an… 

Matin tranquille sans boulot. Réveillée tôt. Je viens de changer les draps de mon lit, j'ai mis le lave-vaisselle et le lave-linge à tourner et je me demande encore si je vais nager à l'ouverture de la piscine ou si j'irais plus tard dans la journée, le problème c'est que plus tard rime parfois avec néant.

Il y a certainement plein d'autres choses que je devrais faire mais je me suis installée à mon bureau pour une mission de la plus haute importance. J'ai gagné ce week-end à une tombola organisée au profit de France Alzheimer un petit lecteur MP3 rose fuchsia et j'essaye de copier dessus l'essentiel de ma bibliothèque i-tunes en prévision de mes déplacements saisonniers qui répondent au nom de vacances. Compte tenu de l'aspect très toc de l'objet, je ne suis pas sûre de pouvoir mener à son terme cette opération. A suivre...

Déjà un an que je tiens ce blog. 365 jours qui se sont écoulés sans que je n'ai aucune prise sur eux. 74 posts en 2013, 83 en 2014 et si j'additionne bien, cela fait donc 157 épisodes écrits.
Dans les livres (enfin dans certains), dans les films (idem), dans les magazines (reidem), l'expression consacrée est  "il s'en est passé des choses depuis"… Alors pour reprendre une expression fétiche de mon amoureux, je dirais que ce n'est pas faux. Forcément qu'il s'en passe des choses, même si ce ne sont pas de grandes choses. Même si ce ne sont que de petites choses. Mais au bout du compte je suis quand même parvenue à écrire 157 billets qui récapitulent ma vie qui passe.

Bon, je ne vais pas faire ici la rétro anniversaire de tout ce qui s'est passé. Pour ceux qui l'auraient souhaité et qui le regretteraient, qu'ils mettent à profit cette période estivale pour relire les 187 posts de ce blog. Une fois n'est pas coutume, je les laisse se débrouiller.

En revanche, et parce que je sais que les effets d'annonce sont bons pour ma notoriété, je vous livre cette information de premier ordre : j'ai pris une grande décision. Je vais profiter de l'été pour dépoussiérer mon CV ! J'ai réalisé lundi, il n'est jamais trop tard pour bien faire, que finalement j'en avais plus que marre de gâcher mes compétences* là où je travaille et que je méritais beaucoup mieux que ce à quoi l'on me cantonne depuis plusieurs années maintenant sans aucun espoir d'évolution.
Notez que j'étudierai toutes les propositions qui me seront faites.

Et pour finir, et là il s'agit d'un acte héroïque de ma part, je dois avouer que je suis plutôt fière de mon blog.

J'ai tout dit ou presque : je vais enfiler mon maillot et aller nager.

*Ou j'aurais pu écrire : j'ai réalisé lundi, il n'est jamais trop tard pour bien faire, que j'ai des compétences !