vendredi 4 juillet 2014

Bleu blanc rouge

A cette heure là, tout le monde doit être devant ou presque*.

Je rentre du boulot et je roule sur des routes désertes. J'aperçois les étendards tricolores qui flottent au fronton des maisons.
Un homme surgi de nulle part traverse devant moi. Il marche d'un pas pressé, d'étranges peintures hexagonales couvrent son visage.
Une voiture me frôle alors que, les bras chargés, je descends de la mienne.
- Allez les bleus.
Cette petite phrase se déroule dans la rue comme un ruban bleu blanc rouge.

Le calme revient. Les bruits se sont dissipés.
Et si tout cela n'était qu'un mirage ?

Par les fenêtres ouvertes, j'entends une clameur qui monte, les cris de colère, de désespoir.

Je suis une étrangère dans la ville abandonnée.

*… et donc peu de chance que quiconque me lise ce soir ! 

1 commentaire:

  1. Plus un bruit de voiture dans la ville, l' impression que le temps s'était arreté. Oui il régnait une atmosphère particulière qu il faisait bon déguster dans le jardin

    Annick

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