mardi 30 septembre 2014

Jalousie


© ALG
Lorsque je me regarde dans la glace, qu’est-ce que je vois ?

Ça a commencé dimanche. J’étais au téléphone avec Marie. Elle était dans sa voiture : elle revenait de chez Laure. Du coup, elle a lâché le morceau.
Je suis tombée à la renverse. Sur le cul pour être tout à fait honnête et un tout petit peu vulgaire.
- Non ce n’est pas vrai ? Tu rigoles ?
J’ai vraiment cru que c’était un gag, une bonne blague. On va la faire marcher un peu la cousine de province. Elle est bien gentille…
- Mais si je t’assure…
- Je n’y crois pas une seconde…
- Mais enfin pourquoi je te raconterai n’importe quoi ? Elle vient de me le dire comme je te parle là… 

Les prémices ont dû commencer à germer à ce moment précis.

lundi 29 septembre 2014

Bon débarras

© Eric Gibory 


- Chéri, il faut que je t'avoue quelque chose : je viens d’acheter cette maison.
Il regarde la photo qui s'affiche sur l’écran de la tablette.
- Ecoute, j’ai eu un véritable coup de cœur : tu vois comme elle est belle !
- … et puis tu sais combien j’ai envie de changer de vie…
- Tu as bu ?
- Pas du tout, bien au contraire chéri, je n’ai jamais été aussi lucide. J'ai toujours rêvé d’une maison comme celle-là…
- Tu n’es pas sérieuse ?

dimanche 28 septembre 2014

Au bonheur des livres


J'aime les livres surprises… 

Ceux que je saisis au hasard dans un rayonnage de bibliothèque ou sur une table de libraire. Ceux qui ne répondent à aucun critère rationnel : "untel a aimé, unetelle m'a conseillé, j'ai lu la critique dans Lire, tiens j'ai entendu cet auteur à la radio…"
Non j'aime suivre un coup de cœur pour l'objet livre avant d'entrer dans son récit. Ou tout simplement laisser ma main décider pour moi de ce que je vais lire aujourd'hui. Me laisser embarquer par une quatrième de couverture.
Choisir un livre qui ne me ressemble pas.
Ne pas choisir justement.
Etre choisie par un livre 

jeudi 25 septembre 2014

Mort et vie

Cela m'obsède. 

Il y a une dizaine de jours, j'ai appris par un message sur facebook la mort de mon premier mari.
Nous avions vécu sept ans ensemble. Et même si je ne les considère pas comme les années les plus heureuses de ma vie - je ne souhaite pas revenir ici sur les épisodes douloureux que nous avons traversés -, ce sont des années qui ont énormément compté pour moi.
Je sais que ce que j'écris est idiot : toutes les années d'une vie comptent puisque ce sont elles qui contribuent à en faire une vie.  Mais il est vrai que cette tranche de vie fut particulièrement marquante.

mardi 23 septembre 2014

Crouic crouic


C’est quoi ce bruit ?
Dans le bureau règne un silence religieux. A peine le murmure des pages qui se tournent ou le cliquetis d’un clavier d’ordinateur. Et tout à coup, ce crouic crouic qui me fait l’effet d’une détonation au cœur de la nuit.
Bon sang, je viens juste d’attraper mon dictionnaire : il a donc suffi que je bouge le bras droit pour que cela arrive.
- Crouic crouic
Je le repose.
- Crouic crouic...

Oui il semble bien que cela vienne de chez moi.
Ma boss a levé une oreille et me jette un œil interrogateur.

- Vous avez entendu ?
Moi, innocente.
- Comment ? Quoi ?
- Vous n’avez pas entendu comme un grincement ?
C’est bien de mon crouic crouic qu’elle parle.
- Euh je ne sais pas, je suis tellement concentrée sur ce manuscrit…
Bel aplomb, ma belle. Je laisse passer deux ou trois minutes et je me lève. Je sors d’un pas suffisamment appuyé pour qu’il occulte le reste. Je file m’enfermer dans les toilettes.

Derrière la porte close, je lève le bras droit.
- Crouic crouic
Le bras gauche.
- Crouic crouic
Les deux ensemble.
- Crouic crouic
J’écarte, je ramène sur la poitrine, je serre.
- Crouic crouic

Le test est formel : c’est indéniable, le crouic crouic provient de ma petite personne.

J’aurais dû me méfier ce matin : j’étais déjà très en retard lorsqu'il m'a semblé entendre la première alerte, je ne m'en suis pas alarmée et j'ai préféré incriminer le grincement du petit meuble de l'entrée. Mais maintenant il est trop tard.

Branle-bas de combat dans mes méninges : il est à peine 10 h, des clients arrivent dans une demi-heure pour la journée. Qu’est-ce que je peux bien faire ? Je lève le bras pour me gratter le haut du crâne, ça m’aide à réfléchir… Mais…
- Crouic crouic
Je pourrais peut-être l’enlever sauf que je porte une chemise blanche suffisamment transparente pour que cela soit visible.
Je n'en ai pas de rechange dans mon sac.
Le constat est implacable : il n’y a aucune solution.
Je suis condamnée aux crouic crouic pour le reste de la journée

Epilogue
Donc j'ai passé quelques heures éprouvantes à tenter de garder les bras bien serrés pour éviter tout crouic crouic intempestif, à chantonner ou siffloter pour les masquer, j'ai parlé fort. Un cauchemar. Et, quand je suis enfin rentrée chez moi - par bonheur -, je me suis précipitée sur le site internet de la marque incriminée et j'ai envoyé ce message au service consommateur : "Bonjour, j'ai acheté en juin dernier un soutien-gorge blanc de votre gamme Generous. Il se trouve que les baleines de ce sous-vêtement émettent un grincement, ce qui est extrêmement embarrassant. Pouvez-vous me dire si vous avez déjà été confronté à ce type de problème… "
Ce message est pour le moment resté sans réponse.

lundi 22 septembre 2014

Désir

Résiste, résiste, résiste…

Je ne peux pas faire ça. Impossible… Bon, une fois, passe encore. Mais l'avoir tous les jours sous les yeux sans même pouvoir… 
Non il ne faut pas que j'y pense sinon je vais craquer.
Comment pourrais-je agir autrement ? Il est là, il me tend les bras, ce doit être si bon, si doux, si fort.
Je ne peux pas faire ça. 
Ce n'est pas le moment mais est-ce jamais le moment après tout ? 
Allez… personne ne le saura, personne pour nous voir. Les enfants ne sont pas là. Il n'y a que lui et moi. 
Moi sur lui. Contre lui. Enlacés tous les deux. 
Il est beau. Il m'attire. 
Je n'en peux plus. 
Je suis faible. 
Je ne résiste plus. 
J'arrive, je suis à toi. 

Toi, mon nouveau canapé.



dimanche 21 septembre 2014

Frissons


Dimanche soir, fin de semaine paire. 

Tout à l'heure, alors que je ramène ma petite chérie chez son père - mon grand, lui, a préféré faire les 6 kilomètres à pied. 
Nous sommes tranquillement en train de parler toutes les deux de son nouvel emploi du temps lorsque nous apercevons sur le bord de la route le premier monticule de betteraves. 
L'arrachage a donc commencé. 
Un peu plus tard dans la soirée, je vais rejoindre mon amoureux pour un dîner en tête à tête. Alors que je remonte la rue de son village, je suis surprise par un parfum que je reconnaîtrais entre mille. Celui d'un feu de cheminée. 
Malgré la veste jetée sur mes épaules, je frissonne. 

Ce soir, il manque quelques degrés. Subrepticement, l'été s'en est allé. 

jeudi 18 septembre 2014

God rid Scotland...


J'adore les unes de Courrier international. 

A votre avis que fait cet Ecossais allongé sur cette botte de paille ? 
Il vient de faire une mauvaise chute de cheval et il attend les pompiers. 
Il émerge de la mémorable cuite au whisky qu'il a prise pour fêter l'indépendance.
Il râle parce que sa dulcinée, une belle rousse élevée à la bière, est encore en retard.
Il guette l'apparition de Nessi*.
Il a du mal à digérer la panse de brebis farcie que sa femme lui a servie ce midi. 
Il est en train de bronzer. 
Il fait ses abdos avant d'aller s'entraîner en prévision du tournoi des 6 Nations.

En tout cas cet Ecossais ne porte pas le kilt… et c'est bien dommage.

*le petit nom du monstre du Loch Ness.

mercredi 17 septembre 2014

Le vrac du mois


Parce que ce soir je n'ai pas envie de ranger mes idées…

E-crire au féminin : c'est fini… Je ne suis pas dans le tiercé gagnant et ce malgré la qualité évidente de mes écrits. Bon - Antoine, c'est pour toi - je ne me flagellerai ni ne pleurerai devant vous ce soir. Je regrette juste que mon talent pour raconter des histoires reste une nouvelle fois ignoré du monde … Pour vous en convaincre, vous pouvez toujours me relire car mes nouvelles sont encore en ligne (E-crire au féminin).

Ma petite entreprise : je crois avoir atteint, au cours de ces deux dernières semaines, le paroxysme de la folie et d'ailleurs, je me demande comment je parviens à ne pas y sombrer (dans la folie). Le pic a été atteint aujourd'hui, qui est normalement mon jour de congé, et j'en ai encore l'esprit tout chamboulé … ça m'apprendra à être trop bonne trop conne (deuxième égard de langage en deux jours, François c'est pour toi).

Scénario anticrise : tu m'appartiens désormais. J'ai enfin acheté ton nom de domaine, payé cash… ça y est, même virtuelle, je suis ta propriétaire.

Nuisance sonore : un énorme moustique, de marque culex, n'arrête pas de bourdonner, coincé entre le lampadaire et le violoncelle de ma fille. Il m'agace au plus haut point. Je crois que je vais le tuer avant d'aller me coucher.

Décolleté plongeant : un de mes billets a recueilli près de 1 000 lectures en moins de 10 jours. Quand on sait qu'il s'intitule  "Mes seins", cela donne à réfléchir sur certaines méthodes que je pourrais employer pour opérer ma reconversion professionnelle, changer de boulot quoi !

Messages personnels : mon amoureux, mes enfants, ma mère, ma sœur, mes amis,  je vous aime tous.

Et donc dans ce contexte confus, je vous propose de conclure par
1.  La phrase du jour : "Sois fier de tes projets comme de tes accomplissements."
(Max Ehrmann, philosophe allemand).
Je n'ai jamais rien lu de cet homme, cette maxime m'ayant été soufflée par mon ami libraire qui croit que je suis lettrée.
2. La bonne résolution :
3. L'image du jour : inutile de chercher un quelconque lien avec ma prose, il n'y en a pas. Je n'avais tout simplement aucune idée pour illustrer ce vrac du mois.
4. Le culex est mort ce soir.
Et surtout on n'oublie pas de voter avant d'aller se coucher. 

mardi 16 septembre 2014

Désorientation

Ce soir réunion de rentrée au collège pour mon grand.

J'appellerai ça plutôt une réunion de sortie mais je ne vais pas jouer sur les mots.
Je le sais bien que cette putain d'année de troisième est importante pour lui, et ô combien. Alors dire que je redoute cette étape relève du pléonasme. On nous l'a assez martelé ou ânonné :

- Mesdames, messieurs les parents, pour les élèves de SEGPA* la troisième est l'année de l'orientation…

Et là, nous voilà repartis pour une heure de bourrage de crâne.
- L'orientation, messieurs et mesdames, est la clé de cette année…
J'écoute sans entendre. Rien de neuf sous le soleil. Mon grand a 15 ans, il n'aime pas l'école et elle le lui rend bien. Allez hop bon débarras !
- Un enjeu…
Tu parles d'un enjeu : ce que je sais, c'est que, si, d'ici la fin de l'année, il n'a pas trouvé sa vocation, il peut envisager la voie de garage. C'est un métier ça ?
- Comment fait-on s'il ne trouve pas ?
- Il faudra bien qu'il trouve…
J'adore ce genre d'évidence. Si je m'écoute, je vais hurler. Me rouler par terre. Monter sur la table. Faire pipi au beau milieu de la classe. Qu'est-ce qu'il fait chaud subitement !
- Il n'a pas 16 ans, bon sang de bonsoir ! Et je reste polie, monsieur le directeur, mais on ne pourrait pas leur laisser un peu plus de temps ?
Mais le directeur a épuisé son temps de parole et n'a plus le temps de parler du temps. Pour quoi faire ? C'est comme ça. Il regarde sa montre discrètement. Il ne pensait pas qu'il était déjà si tard. Et donc se dépêche de conclure en nous distribuant un feuillet.
- Vous y trouverez les formations auxquelles votre enfant peut prétendre ainsi que tous les établissements où votre enfant pourra être accueilli l'an prochain.
J'ai dans les mains l'avenir de mon enfant et il tient sur un feuillet A4. 

*SEGPA : section d'enseignement général et professionnel adapté qui, au collège, accueille des élèves présentant des difficultés d'apprentissage graves et durables.

dimanche 14 septembre 2014

Barbarie


En mémoire de James Foley,
Steven Stoloff
et David Haines

Je me sentais légère.

Nous venions de passer un week-end hors du temps, hors de tout.

Une grande réunion était organisée pour honorer la mémoire d'un arrière-grand-père mort au combat de La Vaux-Marie le 7 septembre 1914.

J'avais retrouvé une multitude de cousins venus pour l'occasion, et dans le brouhaha familial, éprouvé de grandes bouffées de fierté et d'émotion à l'idée, tout simplement, de faire partie intégrante de cette immense famille.

En guise de conclusion, nous nous étions offert ce retour par Vézelay, la colline éternelle.

Tout était calme dans la voiture, nous étions comme apaisés et j'étais en train de me dire combien la Bourgogne était belle sous le soleil de l'été indien. D'ici peu les feuilles se teinteraient de feu.
Puis, à la radio, nous avons entendu cette information : un troisième otage, anglais celui-ci, avait été décapité.

La chape de plomb est tombée. Brutalement. Avec la violence qu'il convenait.
Nous étions revenus dans le temps présent. Nous abordions l'avenir.
Un avenir terrifiant où l'on ne parlerait plus de la barbarie au passé.

J'abhorre ces êtres qui imposent leur barbarie.  

mercredi 10 septembre 2014

Peau de vache

Entre elle et moi, ce n'est pas vraiment une histoire d'amour. 

Je lui ai demandé vendredi.
Un truc très urgent pour un boulot très urgent.
- Je n'ai pas le temps en ce moment… La semaine prochaine peut-être…
Elle a replongé son nez sur son écran, l'air débordé et peu aimable comme à son habitude. Fin de la conversation.
Moi, j'ai laissé passer le week-end, pensant qu'elle était fatiguée. Semaine éprouvante peut-être ? Avec elle on ne sait jamais.
Mais je n'ai pas aimé son peut-être qui ressemblait  plutôt à un jamais.


mardi 9 septembre 2014

Superlune

La lune est immense, flottant comme une bulle dans le ciel au-dessus de chez moi.

Je la regarde et j'hésite. Je l'aime ou pas ?
Elle me fait de l'œil.
Elle est là, tellement présente, tellement éclairante. Eblouissante, scintillante. Sujet ou objet de tant de fantasmes, croyance, on-dit en tout genre.

Elle grandit les marées. Bouleverse les océans. Détraque le climat.
Elle décuple les forces.
Je pourrais peut-être bouger un ou deux meubles : cela fait longtemps que je n'ai pas déménagé.
Me limer les ongles ce soir. Ou appeler la coiffeuse. Il paraît que tout repousse plus dru, plus vigoureux après. Eviter l'épilation un soir de pleine lune. En revanche jardiner, planter, récolter.

lundi 8 septembre 2014

Dernier carat

Aujourd'hui nous sommes le 8 septembre et nous sommes lundi. Demain nous serons mardi et donc le 9 septembre. Après-demain arrivera mercredi et avec lui le 10 septembre. 

Il vous reste donc deux jours pour faire circuler l'information : cinq de mes nouvelles sont en lice pour le prix E-crire au féminin 2014. Vous pouvez encore voter et faire voter jusqu'à mercredi 10 septembre minuit.

Je vous donne sept bonnes raisons de vous y mettre :

  1. Vous avez envie que je vous fiche la paix
  2. Vous avez envie que je gagne 
  3. Vous voulez m'aider à changer de vie
  4. Vous aimez ce que j'écris
  5. Vous ne saviez pas quoi faire dans les deux jours qui viennent
  6. Vous croyez en moi
  7. Vous êtes formidables

C'est évident, vous avez tous une bonne raison de le faire. Alors cliquez sur au moins un de ces liens.
Dress code

Le passeur
Parfums d'attente
Sant'Antimo

Trop de questions

Lisez, aimez et partagez sur Facebook
Activez vos réseaux … 
Cette fois c'est le dernier carat ! 

dimanche 7 septembre 2014

Mes seins

Avant-hier, je poste ce statut sur Facebook

"Je viens d'utiliser mes seins pour faire sauter une prune pour excès de vitesse."


Ceux qui me connaissent bien ont pu avoir quelques doutes quant à l'utilisation que je pourrais faire des avantages (ou des inconvénients, c'est selon) dont la nature m'a généreusement dotée.
Mais après tout pourquoi pas ? Un contexte financier délicat peut tout à fait justifier cet écart de conduite.
Ou alors l'approche de la cinquantaine et ses bouleversements hormonaux.
Anyway… L'expérience fut intéressante. Témoin la succession de commentaires qui se sont enchaînés.

samedi 6 septembre 2014

L'amour en pente

Aujourd’hui dans ma rue qui monte et qui descend…

J’ai croisé un couple qui gravissait la pente de béton. Deux chevelures blanches, comme dans la chanson de Brel, marchant à pas menus, avec une lenteur quasi palpable, dans un ralenti qui s'éternise.
J’ai appuyé sur pause le temps de les regarder.

Tous les deux m’ont paru incroyablement beaux. Incroyablement vieux. Incroyablement deux. L’un et l’autre, l’un avec l’autre, l’autre avec l’un.
J’ai appuyé sur marche.

Dans le même mouvement presque immobile, la femme s’est appuyée contre la rambarde qui, à cet endroit, protège le piéton de la rue.
J’ai bien cru qu’elle allait chavirer. 

Mais le vieil homme s’est arrêté net et lui a tendu la main. Une main si frêle, pleine d’os saillants. Une main tellement élégante malgré les tâches de vieillesse qui la dessinaient.
J’ai imaginé la douceur, la force de cette main tendue dont la vieille dame s’est emparée.

Elle a bien fait de la saisir car j’ai pensé un moment la lui voler.
Mais l’idée m’a échappée et je n’ai fait que graver l’instant dans ma mémoire pour me le repasser en boucle plus tard.

Les deux vieux ont repris leur ascension main dans la main sans même m’apercevoir. Moi j’ai continué à les regarder s’éloigner. J'avais le cœur serré. 

 Jamais je n’avais assisté à une aussi belle scène d’amour.

mercredi 3 septembre 2014

De cause à effet



Je suis sûre que j'ai grossi. 

En trois jours, j'ai pris du poids. 
Je pense qu'il a suffi que je réattaque le boulot - depuis lundi, c'est ma triste réalité - pour que hop, subito presto, les kilos pointent leur graisse.

C'est indéniable : tant que j'étais en vacances, ma silhouette était comme apaisée, presque fine, allégée et toute en sveltesse (!).
Mais là, j'ai grossi. 

mardi 2 septembre 2014

Concordance du temps

Conjugaison à l'imparfait.

Je n'avais pas pris le temps...

  • de réaliser que la nuit tombait plus tôt et que, malheureusement, je n'avais toujours pas installé de lumière sur ma terrasse et donc je continuais à m'y tordre les pieds. 
  • De comprendre que l'année scolaire recommençait demain et que cela signifiait que les vacances étaient bel et bien derrière moi.