dimanche 14 septembre 2014

Barbarie


En mémoire de James Foley,
Steven Stoloff
et David Haines

Je me sentais légère.

Nous venions de passer un week-end hors du temps, hors de tout.

Une grande réunion était organisée pour honorer la mémoire d'un arrière-grand-père mort au combat de La Vaux-Marie le 7 septembre 1914.

J'avais retrouvé une multitude de cousins venus pour l'occasion, et dans le brouhaha familial, éprouvé de grandes bouffées de fierté et d'émotion à l'idée, tout simplement, de faire partie intégrante de cette immense famille.

En guise de conclusion, nous nous étions offert ce retour par Vézelay, la colline éternelle.

Tout était calme dans la voiture, nous étions comme apaisés et j'étais en train de me dire combien la Bourgogne était belle sous le soleil de l'été indien. D'ici peu les feuilles se teinteraient de feu.
Puis, à la radio, nous avons entendu cette information : un troisième otage, anglais celui-ci, avait été décapité.

La chape de plomb est tombée. Brutalement. Avec la violence qu'il convenait.
Nous étions revenus dans le temps présent. Nous abordions l'avenir.
Un avenir terrifiant où l'on ne parlerait plus de la barbarie au passé.

J'abhorre ces êtres qui imposent leur barbarie.  

3 commentaires:

  1. effroyablement juste. GF.

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  2. effroyablement juste...

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  3. Il y a des jours ou le genre humain me désespère, en 2014 comment des choses pareilles sont elles encore possibles ? !! Rien ne changera donc jamais ?
    isa

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