mardi 22 juillet 2014

Du bleu rien que du bleu

Avant avant avant avant avant-hier est ma première vraie journée de vacances. 

Comme un fait exprès, je me réveille beaucoup trop tôt pour un premier jour de vacances. Mais lorsque j’ouvre mes yeux, je ne vois que du bleu rien que du bleu. Et pour moi qui viens de passer deux semaines à regarder la pluie tomber par la fenêtre de mon bureau, ce bleu me fait l’effet d’une tarte au citron meringuée au beau milieu d’un régime amincissant. Du coup je sors de mon lit illico et je pars marcher.
Avant avant avant avant avant-hier est ma deuxième vraie journée de vacances. Et une nouvelle fois, quand je me réveille, je ne vois que du bleu rien que du bleu. Sur la plage, malgré la crème indice 50 renouvelée régulièrement comme indiqué sur la notice, je prends un beau coup de soleil sur mon décolleté et deux sur les mollets à force de pédaler.
Avant avant avant avant avant-hier est ma troisième vraie journée de vacances. Et une nouvelle fois quand je me réveille, je ne vois que du bleu rien que du bleu. Sur la plage abandonnés coquillages et crustacés des grandes marées… Et moi je nage je nage je nage. Dans l’océan abandonnée.
Avant avant avant avant avant-hier est ma quatrième journée de vacances et une nouvelle fois, quand je me réveille, je ne vois que du bleu rien que du bleu. Malgré un lit inconfortable qui me tue le dos nuit après nuit, je commence à ressentir les bienfaits de l’air marin et à me trouver une mine plutôt agréable à regarder et une ligne déjà plus fine.
Avant avant avant avant avant-hier est ma cinquième journée de vacances et une nouvelle fois quand je me réveille, je ne vois que du bleu rien que du bleu. Il fait très chaud et je commence à avoir de jolies marques blanches à la place du maillot. Je passe à l’indice 30 et mon moral est au beau fixe.
Avant avant avant avant avant-hier est ma sixième vraie journée de vacances. Et enfin quand je me réveille, j’aperçois dans le ciel bleu un nuage qui vient rompre la monotonie de ces premiers jours de vacances. Cela me fait du bien de constater que même le paradis peut être parfois entaché. Cet après-midi, on annonce de la pluie.
Avant avant avant avant avant-hier est ma septième journée de vacances et une nouvelle fois quand je me réveille, je ne vois que du bleu rien que du bleu.
Et ainsi de suite… jusqu’à aujourd’hui, mon avant avant avant dernière journée de vacances où là, c’est pire que tout : le bleu du ciel et celui de l’océan n’ont  jamais été aussi bleus.

Tout est uniformément idyllique. Et bleu. Partout du bleu rien que du bleu.

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