lundi 27 octobre 2014

Chasse gardée


J'aurais dû lire avant ce qui était écrit sur le panneau.

Bon j'en ai déjà parlé ici (De la chasse…) mais il s'agit d'un sujet d'importance - pouvoir se promener en liberté et en sécurité en forêt quel que soit le jour de la semaine - je vais donc en remettre une petite couche.

Depuis ce billet posté l'an passé, je pensais avoir trouvé la parade : le dimanche, je file dans les bois à l'heure où ils sont à table, entre midi et deux, et comme j'ai une nette tendance à vivre à l'heure espagnole, déjeuner à 14 h voire après ne me pose aucun problème.
Donc, pour résumer, avant midi et après 14 heures, je leur laisse le terrain libre. Personnellement je trouve ça pas mal généreux comme compromis.
Mais voilà, a priori, eux ne l'entendent pas ainsi.


Hier, 12 h20, nous avons à peine posé deux pieds et deux pattes dans l'allée forestière que ma chienne et moi aimons fréquenter que, bang ! nous sursautons, première détonation toute proche de nous.
- T'inquiète, il doit s'agir d'un retardataire qui n'a pas entendu sonner l'heure de l'apéro…
C'est ce que je dis à ma chienne, en lui demandant d'attendre encore un peu avant de s'élancer pour son jogging dominical. Rebang !
- T'inquiète tu vas y aller mais ils seraient capables de te prendre pour du gibier…
(le comble pour une chienne de chasse qui ne chasse pas !)
Nous marchons d'un bon pas.
Elle me regarde pleine d'espoir. Bang again !
- T'inquiète un vrai chasseur n'a pas l'habitude de jeûner…
Aucun répit. Détonations régulières. Tintements des clochettes des chiens.
L'heure passe. 13 h 20.
Bang ! bang ! bang ! bang !
- T'inquiète ils doivent se mélanger les fusils entre heure d'hiver et heure d'été…
Et ça continue à tirer. bang ! Du côté des marais. 13 h 40. bang ! En contrebas près de la rivière. bang ! Et même plus haut en lisière des champs.
- T'inquiète, nous on va rentrer déjeuner…
Parce qu'il est 13 h 50, que nous n'en pouvons plus de sursauter à chaque coin de bois et que nerveusement, nous sommes épuisées.

Il semble désormais que le dimanche entier appartienne aux chasseurs.

Petit épilogue à moteur
Comble d'ironie, sur le chemin du retour, nous tombons nez à nez avec une escouade de trois quads… J'ai bien essayé de leur crier que le chemin était interdit aux véhicules motorisés mais ils étaient déjà loin. Alors j'ai pris cette photo. C'est vrai que le panneau n'est pas très explicite : il est où le quad ?


1 commentaire:

  1. Oh lala, les balades en forêt gâchées par les chasseurs, je connais ça en Provence ! Chaque année, au 15 août, c'est fichu : On n'ose plus aller marcher de peur de tomber sur une gâchette facile !
    "P.S." : Je découvre ton style avec beaucoup de plaisir.

    RépondreSupprimer

J'aime quand vous me laissez vos commentaires...