dimanche 27 octobre 2013

Violence

Cela me saute aux yeux : il ressemble étrangement à mon premier mari.

Je regarde la photo du magazine et j’ai la nausée.
Il est beau gosse, mal rasé, genre ténébreux. Ou plutôt un côté chat écorché, une sensibilité excessive qu'il affiche à fleur de peau. Regard sombre. Lointain.
Le truc qui marche à tous les coups avec les filles.
Je connais ça par cœur.
Je lis ses mots ou je les entends. Comme s'il me les murmurait à l'oreille. Ses excuses qu'il sussure. Ses remords. Toujours la même sérénade. Cette façon qu'il a de gémir sur son malheur. Je le hais.
Un temps il aurait exercé son emprise sur moi. Je l'aurais entendu. Excusé. Même pardonné quand il m'aurait promis. Parce qu'il promet toujours. 
Jusqu'à la fois d'après. La suivante. L'autre qui pourrait être celle qui.

Je connais ça par cœur. Cela fait plus de 15 ans mais je me suis juré de ne jamais oublier parce que je suis vivante, moi.
Contrairement à elle. 

Il me fait mal. Ses mots me font mal. Sa vue me fait mal. 
Même sur le papier, il me blesse. 

Je referme le journal. 

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