lundi 21 octobre 2013

Un jour sans...


Même si, comme beaucoup de choses dans la vie, tout est affaire de nuances, il y a les jours avec et les jours sans …

Par exemple, un jour avec je me réveille sans problème, je pose un pied léger à terre et à partir de ce moment crucial, tout s’enchaîne naturellement. Le petit-déjeuner. Celui des enfants s’ils sont dans les parages. Les animaux ensuite. Les infos du matin. La douche chaude et ce qui va avec, le coiffage, le maquillage. Evidemment le choix vestimentaire qui s'impose de lui même. L'horaire du départ qui conditionne l'horaire d'arrivée. Et tout le reste.

Un jour sans commence par un réveil que l'on n'entend pas ou alors d'une seule oreille. Au lever, la cheville droite trébuche sur la petite balle que le chat a oubliée au pied du lit. 
Dans la précipitation, je double la dose de thé et il est imbuvable. A la radio, on annonce la mort d'Arsène Lupin (alias Georges Descrières) et comme les enfants sont en vacances, la cuisine a un air tristement calme. Je marche sur le chat et me tords une seconde fois la cheville - gauche cette fois - alors que je viens de remplir la gamelle d'eau du chien. En cherchant la serpillère, je me cogne la tête sous l'escalier.
J'entends à ce moment qu'il est déjà 8 heures. 
Je file sous la douche (curieusement, elle n'est pas froide). Pas le temps de me laver les cheveux et j'ai oublié de me sortir une serviette de l'armoire. Je suis bonne pour un deuxième tour de serpillère. Mon pantalon noir n'est pas repassé et j'enfile n'importe quoi. Je cherche mes boucles d'oreille vertes partout mais elles restent introuvables.
Le chat miaule comme un damné devant sa gamelle vide tandis que le chien se lèche les babines. Je choisis une paire de chaussures que je n'aime pas. 
8 heures 38. J'attrape mon sac. Je claque la porte et je sors dans la rue. J'ai oublié de rentrer les poubelles. Je monte dans la voiture et je réalise que j'ai laissé ma lunch box sur la table de la cuisine. 
8 heures 43. Je démarre. J'ai encore une chance d'arriver dans les temps. Mais une petite voiture électrique rouge débouche justement devant moi.
9 heures 10. Je pousse la porte de mon bureau. Et la suite va avec. 

Vivement ce soir... 





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