mercredi 18 juin 2014

Comme un poisson dans l'eau



Ce matin, 10 heures… 

Oui, il existe certains avantages à ne pas travailler le mercredi. Et notamment celui de s'accorder un temps à soi, rien qu'à soi. D'oublier la course, les courses, tout ce qu'il y aurait à faire, tout ce qu'on ne va pas faire, tout ce qu'on aurait dû faire et que l'on ne regrettera pas de ne pas avoir fait parce que, justement, il y aura eu ce temps à soi.
Précieuse parenthèse qui vide la tête, dissout les tensions du corps. Plongée dans un océan de bien-être. Immersion totale.
Je sens le vent frisquet sur mes épaules. Et les muscles négligés ces derniers temps heureux de ce retour aux sources.
J'ai le bassin, les maîtres nageurs pour moi seule. Et le ciel immense au-dessus de moi quand je passe sur le dos.
J'attaque ma énième longueur, je ne compte pas, je nage, lorsque surgit de nulle part ma copine Nelly*. Nous nous partageons l'espace. Quelques mots qui s'échangent lorsque nos respirations hors de l'eau se coordonnent au moment où nous nous croisons.
Survient une troisième personne : c'en est trop pour moi.
Je sors de l'eau par la petite échelle d'aluminium qui miroite au soleil.
Mon corps est juste bien. Ressourcé. Comme neuf après ce temps pour lui.

Un temps où je me suis sentie comme un poisson dans l'eau.

*Nelly est en fait le surnom dont j'ai baptisé un jour ma copine à l'occasion d'une répétition de chant particulièrement agitée… En référence à la Nelly Oleson de La petite maison dans la prairie, ses charmantes boucles blondes et surtout ses répliques acérées… Réminiscence enfantine ! 

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