vendredi 21 février 2014

My guest star du soir

Eh toi ! Mardi je t'ai interpellé et je t'ai proposé ma page blanche… 
Elle est à toi ce soir. 
Guest star du soir Scénario Anticrise…  mon amie Jack

J’ai aimé, j’ai pas aimé, j’aime


Voilà, c’est fini.
Ce matin, je n’avais pas envie d’y aller, je suis même arrivée en retard...
J’avais du mal avec les « jamais plus ce sourire, ces confidences, ces rires, jamais plus cette sale tronche, jamais plus ce parking pourri où on se tord les chevilles, ma bonne vieille chaise, mon vieux Mac, les levers et couchers de soleil évasion » (j’avais une des meilleures places, avec vue et près du radiateur !).
Puis sont venues les premières émotions, les premières larmes... avec des regards qui se croisent, complices, émus, des mots qui font du bien, des sourires, des silences.
J’ai aimé.
Et il y a eu ce pot dans l’atelier tout près du mien, offert par celle qui comme moi s’en allait et qui ne m’avait pas conviée. Ne voulant rester seule, je me suis mise en retrait mais du coup à l’entrée... et donc en tête pour affronter l’arrivée de la direction : les quatre M, ils sont passés devant moi : une rapide poignée de main, pas un regard, pas un mot, leur but c’était « l’autre », félicitations, rires, le pack retraite quoi ! que pour elle !
J’ai pas aimé.

Je me suis sentie seule mais à ma place. J’ai toujours refusé la panoplie du bon petit soldat indispensable pour être considéré dans cette entreprise. Je venais d’avoir 20 ans quand j’y suis entrée, rebelle, idéaliste... Avec la maturité, j’ai fait le choix de l’indifférence, j’ai respecté le contrat de travail avec compétence et honnêteté. On ne me reproche rien, si ce n’est cette certaine « impertinence » !

Quelques jours avant, j’étais allée saluer le boss dans son bureau, en y allant je pensais : « Aller, sans rancune, 40 ans de vie commune c’est pas rien ! On a bien fait notre boulot toi et moi, chacun avec ses convictions ! »... Et là accueil banal et glacial, 5 secondes et hop ! soldées ces 40 années !
J’avais pas aimé.
… les levers et couchers de soleil évasion… j'avais une des
meilleures places, avec vue et près du radiateur !

Moi aussi j’ai invité tous ceux à qui cela fait plaisir, à me dire au-revoir, mais chez moi, à deux pas du boulot.
Je n’ai jamais pu faire partie de ce monde de faux semblants, je l’assume. Mon monde à moi, ceux qui m’apprécient le connaisse et le partage, il est loin de ces pouvoirs qui font des nœuds au ventre, qui humilient.
Je quitte sans regrets ce monde d’impression et de mots sous emprise, pour un autre d’impression et de mots libres !
L’essentiel je l’ai.
Et là...
J’aime !

1 commentaire:

  1. 40 ans.... On a envie de dire bon anniversaire !
    Mais entre ce soupçon de nostalgie, ce petit sourire moqueur peut-être un peu amer au boss, ce brin de ras le bol teinté de proche liberté tant espérée et de repos bien mérité, on entrevoit quand même une belle (et aujourd'hui trop rare) satisfaction du devoir accompli.
    Beau témoignage !
    Jeunots à vos agendas

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