lundi 12 août 2013

Histoire belge

Suis-je méchante ?
Hier matin, à la piscine (découverte)… un petit havre de paix pour peu que l’on ait renoncé à la grasse matinée ou à la flânerie d’un petit-déjeuner pris dans le jardin.
Ce qui n’est pas mon cas justement. Or il faut savoir que :
1. la piscine ouvre à 10 heures
2. L'idéal, c'est d'y être à l'ouverture
3. Après...
Après c'est une autre histoire !
Donc, vous imaginez un petit havre de paix, boisé, bordé de larges pelouses verdoyantes, et au milieu le grand bleu dans lequel il fait bon nager, longueur après longueur, parce que... c'est bon pour le corps et l'esprit ! 
10 h 40. Je pénètre le sanctuaire où évoluent paisiblement cinq nageurs, gentiment répartis sur les lignes d'eau. Oui, je peux laisser mes regrets concernant mon horaire tardif au vestiaire, d'autant que le ciel est nuageux et le fond de l'air frisquet...
- C'est bon, je vais avoir la paix...
J'attaque.


10 h 50. Quelques longueurs plus tard, la cadence est là, le souffle aussi...

-  Oui c'est vraiment bon...
10 h 55. Ce que j'aperçois sur le bord du bassin me donne la chair de poule.
- Quatre frites roses : ça c'est pour le petit bain...
Mais non, elles plongent direct dans le grand bassin les frites roses... ou plutôt, elles explosent dans l'eau au moment même où j'atteins le muret.  Diantre, cela fait du volume quatre frites roses ! Des vagues aussi... du bruit également...
L'une des frites roses a le mollet tatoué et la voix tonitruante ; dans un registre plus aiguë, la deuxième crie à tue tête "qu'est-ce qu'on va rigoler" ; le troisième qui a gardé ses lunettes de soleil s'accroche à sa frite rose ; ouf, la quatrième surveille les enfants dans le petit bain.
11 h 05. Les trois frites roses vont et viennent dans le bassin... en diagonale, de gauche à droite : pas facile de les éviter. C'est qu'elles sont agitées les bougresses...
J'ai déjà par deux fois croisé de près l'étrange caducée qui serpente sur le mollet tatoué. Failli me heurter au Jaruzelski naufragé. Pris un coup de frite rose sur le coin du nez. Ce n'est pas très bon pour la moyenne tout ça.
11 h 10. J'attaque la série dos : de gros nuages gris s'amoncèlent au-dessus de moi.
11 h 20. Je suis repassée sur le ventre. Les frites attaquent par l'arrière. Le ciel est très gris. Et le soleil bien planqué. Dans le petit bain, les enfants ont froid. Les frites roses commenceraient-elles à bleuir ?
11 h 25. Mais non cela se complique, les frites organisent un concours de plongeon. Du grand et du petit plongeoir : et voilà deux lignes d'eau en moins. Je crains pour ma vie et quelques battements de pieds plus tard...
11 h 30. Les frites ont gagné. Je cède la place. C'est la tête haute et le ventre rentré que je rejoins le vestiaire.
Mais là au passage, sur le gazon, j'aperçois la frite rose rescapée, les enfants transis et... deux grosses glacières. Yes ! Les frites auraient prévu de pique-niquer.
Je soupire : le ciel est vraiment noir. C'est vrai qu'il fait très frais. Et vous savez quoi, on dirait même qu'il va pleuvoir...

1 commentaire:

  1. C'est toujours du vécu, dans les moindres détails, les moindres sensations... qu'est-ce que ça fait plaisir de voir qu'on est pas seule dans le monde à éprouver les mêmes émois, les mêmes étonnements, les mêmes énervements...et c'est drôle en plus ! Le pied !
    Colette

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