dimanche 25 mai 2014

Weekend de concert

Les weekends de concert ne sont jamais ordinaires. 

Après la livraison de fleurs du samedi matin, tout s'est enchaîné à la vitesse de l'éclair.

Au marché, fait au pas de course, j'ai acheté les premiers abricots en provenance du Gard, c'est ce qui était marqué sur l'étiquette, et des fraises du Loiret où je vis. J'ai aussi acheté des cerises et des pommes de terre nouvelles, des petits navets et des oignons blancs pour mon amoureux, une douzaine d'œufs frais, pareil c'est ce qui était marqué sur le panneau. Je me demande à quoi ça rime de préciser "frais"… Personne n'achète d'œufs pourris !

J'ai expédié les personnes que j'ai rencontrées, même si j'avais bien envie de papoter, mais je chantais le soir même et quand je chante, je n'ai pas le droit de parler. C'est le chef de chœur qui le dit alors moi, pour une fois, j'obéis.

J'ai préparé un gâteau pour le buffet de l'après concert. J'y ai mis beaucoup de beurre salé, des pommes, des amandes et des raisins. Pendant qu'il cuisait, je me suis fait un gommage et un masque, ce qui a fait dire à mon amoureux qui était de passage à la maison, que j'avais une belle peau. Sa remarque a fait tilt et je me suis dit que j'avais peut-être négligé ma personne ces derniers temps.

J'avais sorti du placard tout ce que j'avais de noir en stock pour revêtir la tenue de circonstance. J'ai constaté que malgré la quantité de vêtements entreposés sur mon lit, je n'avais plus envie de mettre grand chose qui s'y trouvait ! Je me suis tellement demandé ce qu'il convenait de faire que même si j'avais établi un timing précis, je me suis débrouillée pour être à la bourre. J'ai vraiment un problème avec la ponctualité. Du coup je n'ai pas eu le temps de ranger ma chambre

Le concert a été un moment de pur bonheur. Il faudra un jour que j'en parle ici mais ce n'est pas mon propos du jour. Je peux simplement écrire que j'ai dormi avec Evangéline, une chanson longue de 7 minutes environ qui tournait en boucle dans ma petite tête et comme je butais toujours au même moment, ça a fini par tourner au cauchemar.

Ce matin, j'ai pris mon petit déjeuner au soleil dans le jardin de mon amoureux. Il n'était pas très tôt et il ne faisait pas très chaud mais quand j'entends la pluie qui tombe ce soir, je me dis que j'ai bien fait. Surtout que comme à son habitude, il m'avait préparé un joli plateau avec tout ce que j'aime et notamment une merveilleuse petite salade de fruits frais et non pas pourris.

Ensuite nous avons flâné sur le vide-greniers de son village : un pot de fleurs en terre vernissée (2 €), un gracile désespoir du peintre acheté, entre autre chose, pour le plaisir du nom et une plante dont j'ai injustement oublié le nom (2 €), deux manuels de grammaire française (40 c) et un plant de basilic replanté depuis (50 c).

Déjeuner dehors. Les tomates farcies étaient vraiment très bonnes.

Ensuite il a bien fallu que j'aille au bureau de vote. J'ai pris mon vélo. Il faisait délicieusement bon et en pédalant dans les rues de ma ville, j'ai repensé à ce film Du vent dans mes mollets que j'avais été voir un peu pour son titre et dont j'étais sortie toute chamboulée.

J'ai planté mon désespoir du peintre, le pied de basilic, trituré mes rosiers, gratouillé mes plate-bandes et mon coin de potager, fait cuire des artichauts, les enfants adorent ça, passé une bonne heure au téléphone avec ma mère, bu du thé au soleil. Je n'ai pas rangé ma chambre.

Les enfants sont arrivés et le temps s'est arrêté, ils m'ont raconté leur weekend, ils se coupaient la parole, ils riaient, ils voulaient tout savoir pour le concert, pour qui j'avais voté et si j'avais aimé leurs fleurs, ce que j'avais pensé. C'était un joyeux désordre. Tout à coup j'ai regardé le visage de mon fils : il avait quelque chose de changé. Il m'a souri, instant de complicité, et j'ai compris. Il n'avait plus ce duvet qu'il avait baptisé sa moustache et qui l'encombrait. Il s'était rasé.

Après, je crois bien que cette information a pris le pas sur toutes les autres du weekend.

Ce soir il pleut, ma chambre est un vrai chantier et je n'ai pas envie d'aller dormir. 





1 commentaire:

  1. 2 choses : 1: vraiment, les WE de concert ne sont pas des WE ordinaires , 2: moi aussi, j'ai adoré " du vent dans mes mollts"
    Nelly

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