jeudi 29 mai 2014

Solidarité

Aujourd'hui, dans ma petite entreprise, c'était la journée de solidarité…


Cette journée destinée au financement d'actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées forcément que je suis pour. Il n'y pas que l'économie qui se doit d'être solidaire.
Donc aujourd'hui, normalement, je travaillais.

Mais voilà comme il n'a échappé à personne que je ne suis malheureusement qu'employée à 80 %, je ne pouvais donc être solidaire
qu'à 80 %. Et ça c'est compliqué parce que déjà dans ma petite entreprise, on est solidaire mais pas totalement, enfin c'est ce que j'ai cru saisir, et que la journée de solidarité n'est pas une journée pleine. Alors moi, travailleuse à temps partiel, autant dire que je posais un nouveau problème existentiel à la fille des RH.  80 % d'un temps déjà parcellisé, ça faisait des heures, des dixièmes, des quantièmes, des calculs d'apothicaires... Encore une fois, je n'ai rien compris à ce qu'elle me racontait, je lui ai pourtant fait répéter plusieurs fois mais j'ai senti qu'elle commençait à s'agacer…
- Bon, vous avez des heures à écluser, c'est plus simple pour tout le monde que je ponctionne la journée de solidarité sur votre compteur d'heures…
- Vous êtes sûre que c'est légal ?
Légal… j'en ai de bien bonnes et elle a tressailli.
- Ecoutez jeudi, vous restez chez vous…
J'ai même cru qu'elle allait rajouter
- Allo quoi...

Donc, en conclusion, je pouvais être solidaire mais chez moi.
Mais quand je suis rentrée le soir et que je leur ai annoncé la bonne nouvelle, mes chéris ont tressailli à leur tour. Ils ont fait mine mais j'ai bien compris : mon grand a vu s'évanouir d'un coup sa journée monoTVRoland-Garros et ma petite chipie a senti se profiler sérieusement la menace "dès qu'on a un moment ensemble, je t'aide à ranger ta chambre…"
J'aurais du me méfier.
Je ne sais pas ce qu'ils ont fait, quelle poupée vaudou ils ont charcutée, quel saint ils ont invoqué ou quelle mouche m'a piquée. Ce que je sais c'est que j'ai passé la majeure partie de ma journée entre mon lit et mon hamac. Et le reste du temps à me traîner lamentablement, la tête comme une citrouille, le nez comme un chou-fleur et les yeux larmoyants alors que la veille j'étais en pleine forme.

Moralité, solidaire ou pas, je n'ai rien fait. Ou presque. Si une tournée de cookies à l'heure du goûter avant de retourner me coucher. Et deux machines à laver parce qu'enfin il faisait beau. Et quand je pense que maintenant il faut que je fasse ma déclaration d'impôts.

Je vous en ficherais de la solidarité. 

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